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  • SOMMAIRE

Les progrès scientifiques et techniques des 20è et 21è Siècle, ont particulièrement influencé tous les secteurs d’activités de l’Homme. Il faut dans ce chapitre citer entre autres :

  • La médecine: Cet univers connaît l’une des plus grandes révolutions avec l’apport incommensurable et  ô combien  important de l’informatique. Pour illustration, il nous revient de constater que la consultation médicale, l’opération chirurgicale, etc. sont de plus en plus assistées (et avec beaucoup de brio) par l’Ordinateur.
  • La Communication: ce volet fait l’objet d’une célérité et d’une grande vitalité grâce aux nouveaux canaux qui sécurisent  et accélèrent la circulation de l’Information, non sans rapprocher davantage les habitants de tous les continents. L’Internet en est ici l’une des plus grandes illustrations.

Si de ce qui précède, tout paraît beau sous un ciel bleu, il y a lieu de souligner que les  secteurs  éducatif  et socioprofessionnel de nos pays africains, connaissent  un mal-être qui mérite d’être diagnostiqué.

  • Le niveau des élèves a considérablement baissé, au moment où la culture des diplômes et des faux diplômes est au centre de nos préoccupations. Qu’un élève de Terminale série A4 conjugue des noms au lieu des verbes, est étonnant. Qu’un enseignant du secondaire confonde « poussins » à  « enfants de la poule » révolte.
  • Notre société est parsemée des lobbies et autres groupes de pression qui recrutent plus des militants que des méritants. La conséquence est celle que nous connaissons : Fonctionnaires et autres agents de l’Etat incompétents, fonction publique remplie de faux fonctionnaires qui émargent sur le budget de l’Etat, lourdeur de la machine administrative, etc. Des secteurs de souveraineté sont vilipendés par le politique en perte d’inspiration : Comment admettre qu’un diabétique de longue date, ait été recruté dans les forces de Défense au point de mourir en pleine manœuvre  suite à ses crises ? Comment supporter de constater qu’untel Jean, niveau d’études vérifié de la classe de 3è, se retrouve-t-il titulaire d’un Baccalauréat découvert faux, en fin de cycle de formation des Professeurs de Lycées et Collèges[1]? Voudrait-on nous faire croire que Jean, au cours de son cycle de formation,  n’a pas affiché de tares susceptibles de remettre en question son niveau pour qu’on feigne les découvrir en fin de cycle ? Quoiqu’on dise, de deux choses l’une : Soit le personnel enseignant est incompétent pour n’avoir pas pu détecter les limites d’un tricheur, soit ce personnel est complice du faux, puisqu’il en fait un breuvage….
  • CONREXTE SOCIAL, ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE DANS LE SEPTENTRION DU CAMEROUN.
  • Social : (1) Les mois de Février, Mars, Avril et partiellement Mai, couvrent une période de l’année particulièrement chaude. Nous y avons constaté qu’après 11h de la  journée, il est impossible de dispenser les cours aux élèves qui affichent presque tous des signes d’épuisement physique. Ceci est d’autant plus sérieux que, ces aléas climatiques ont une incidence négative sur la performance de ces apprenants. Pour illustration, l’analyse comparée des résultats aux examens de cette partie du pays  par rapport aux reste du pays, traduit clairement cette réalité. Face à la formation scolaire au rabais, chacun tient à tout prix à arriver. Et la conséquence est claire : âges manipulés, promotion sur des bases subjectives, achat de faux diplômes, récurrence des tricheries au cours des examens et concours. (2) Les  Américains et Français en Afrique font fréquenter leurs enfants dans des Etablissements construits par eux, avec des programmes arrimés à ceux en vigueur dans leurs pays : Lycée Fustel de Coulanges par exemple pour les Français à Yaoundé, etc. Preuve de ce que, nos programmes officiels, pourtant homologués par l’UNESCO sont taillés au strict minima et favorables à une formation  au rabais.
  • Économique : La sècheresse qui arrive au galop (avec des précipitations inférieures à un millimètre par jour et depuis bientôt quarante ans) suivie des inondations qui surviennent très souvent au dernier trimestre de chaque année, ont elles aussi un impact néfaste sur la vie de ces élèves. Cela se comprend dès lors que ces conditions naturelles assez draconiennes paralysent les entreprises des parents, principaux soutiens de la scolarisation de leurs enfants.
  • Politique : (1) Conflit des réseaux qui s’emploient à positionner les leurs à des postes élitistes. La tendance étant de privilégier les plus militants aux plus méritants. Toutes choses qui ont pour fondement la discrimination source de frustrations et d’instabilité. (2) Au moment où les occidentaux produisent des bacheliers professionnellement opérationnels, nous continuons chez nous d’« accoucher » des  théoriciens dans des filières qui sont en déphasage avec nos réalités.  A quoi serviraient par exemple tant de bacheliers en couture  dans un marché de grande consommation de friperies où évoluent des professionnels autodidactes ? (3) Est-il raisonnable de savoir que de  nombreux diplômés occidentaux ignorent qui furent Rabah, Chaka, Samory Touré, François Tombalbaye, Ahmadou Ahidjo, Barthélemy Boganda, etc., au moment où la plupart des thèmes traités/étudiés dans nos thèses contribuent chaque jour à ennoblir l’occident ? (4) Nos  diplômés sont intellectuellement prédisposés au  chômage. Cela peut se comprendre dès lors que ceux-ci sont l’émanation d’un système éducatif qui maintient les fissures favorables à l’importation d’une forme de ressources humaines. Sur ce, est-il juste à titre d’exemple que nous soyons encore-là à importer de l’occident des ingénieurs des ponts et chaussées alors que nos grandes Ecoles en forment à profusion? Pourquoi hésitons-nous  de concevoir un système éducatif en harmonie avec nos réalités, lorsqu’on sait que des pays émergents comme  l’Inde, la Chine, etc. comptent parmi ceux-là qui ont imaginé et conduit leurs propres réformes éducatives en harmonie avec leurs valeurs ?

Il découle de ce qui précède que :

  • la formation scolaire et Universitaire repose sur une forme de dictature qui « impose » des disciplines ou filières aux apprenants sans jamais tenir compte des prédispositions naturelles (talents) de chacun.
  • La création des filières dépend fortement des intérêts du Colonisateur, de l’Etat et/ou des fondateurs des Institutions privées plutôt que des besoins profonds et naturels (talent) des apprenants. La conséquence est claire : Un apprenant prédisposé à l’Agriculture, où il aurait hissé son pays au rang des grands, est malgré le talent qui sommeille en lui, orienté au corps de la Police, source d’avantages avilissants. Et lorsque son  « naturel » au penchant d’agronome dans l’âme longtemps refoulé se manifeste brusquement, le policier « circonstanciel » se décourage et déserte sans trop savoir pourquoi. Dans d’autres cas d’espèce, les personnes mal orientées croient se rattraper en empruntant malheureusement des moyens illégaux : faux diplômes, fausse référence académique, faux magistrat, faux policier, faux militaire,  exploitation des diplômes des personnes décédées, la révision de l’âge, etc. Si ce ne sont des titres ronflants : Pasteur/Docteur/Ingénieur, Révérend-Docteur, Ingénieur/Professeur, Professeur de classe Exceptionnelle, Administrateur Civile Hors Echelle, etc.   Et pourquoi tout cela ?

Simplement parce que, comme nous rappelle DESTOUCHES, « chasser le naturel (talent, aptitudes, etc.), il revient au galop ».  En d’autres termes, le naturel doit être entretenu. Et à vouloir l’étouffer ou le changer, il finit par nous diviser et même nous dénaturer.  Pour ainsi dire, si les épithètes ne sont pas prohibés, il nous semble plus élégant et encourageant qu’ils soient la manifestation d’un talent hors pair et source d’émulation: Le roi PELE, Le Maréchal MBAPPE LEPE, Le Général NDOUMBE Léa, l’Araignée Noire Thomas Nkono, le Docteur Théophile ABEGA, Magique Patrick MBOMA, Magnuson  Jean-Paul AKONO, Magnan Song BAHANAG, etc. sont entre autres de parfaites illustrations du génie agissant. Les cheveux gris longtemps teintés au noir deviennent marrons au même titre qu’une peau décapée précipite le cancer, non sans avoir été honteusement dégradée.

  • OBJECTIFS DU PROJET

Corriger les tares dont souffre notre système  éducatif en orientant les  décideurs et parents d’élèves sur  des  sentiers ensoleillés. Entre-autres pistes :

  • La Méthodologie de l’épanouissement : L’enfant qui va à l’Ecole devrait se laisser orienter par des prédispositions naturelles qui valorisent ses talents et aptitudes professionnelles. Ce domaine ne relève pas de la compétence des Conseillers d’Orientation Scolaire[2] chez qui toute initiative s’inspire des performances scolaires de l’enfant. Tout au plus, la priorité devrait être donnée aux spécialistes des Psy qui en permanence, explorent les dimensions enfouies en l’Homme. Aussi, faudrait-il souligner, l’identification des prédispositions naturelles a le privilège d’aiguiser chez l’enfant des aptitudes à la création, à l’innovation, à l’invention et non plus à la sacralisation des diplômes et  à la consommation comme c’est le cas de nos jours. C’est le lieu de  citer   Lamri MOUSSAOUI qui rappelait il y a peu que «  l’évolution des ressources humaines montre qu’on est passé de la gestion des postes de travail, à la gestion de la qualification et maintenant à la gestion des compétences ». De là, il devient quasiment clair et  évident qu’incompétence rime avec mauvais choix, mauvaise orientation, népotisme, favoritisme, etc. Or les nouveaux paradigmes insistent sur les compétences. Ne parle fort que celui qui convainc. N’est écouté, que celui qui  sait et maîtrise son domaine.
  • L’harmonisation des programmes scolaires, Universitaires et professionnels aux réalités locales :  Cet élan aura le mérite d’accompagner les talents et devrait naturellement diversifier  les secteurs d’activités ouvrant de fait l’espace à la libre entreprise. Des Ecoles de formation, tout cycle confondu pourront être créées : Photographes, horlogers, musiciens, agriculteurs, cuisiniers, peintres, réceptionnistes, fleuristes, pêcheurs, maquilleurs, touristes, etc. auront des raisons de croire à  un avenir radieux sans forcément passer par de longues et brillantes études inadaptées à leurs prédispositions naturelles. « the right man at the right place » trouverait chez nous, tout son sens.
  • La culture du réalisme au Service de l’Investissement: Au lieu de multiplier  des Universités et Collèges privés  avec des enseignements inadaptés aux besoins sociaux, en déphase avec des compétences qui s’effilochent faute d’être  identifiées et  exploitées, l’on gagnerait  à  inverser le schéma en  identifiant d’abord les besoins ( aptitudes)  avant  de créer des cadres de formation…Des majors à l’Ecole de Journalisme ont étalé leurs limites sur le terrain, au moment où des autodidactes s’imposaient sur la scène. Des Infirmiers bien formés expérimentés, ont démontré que la médecine a des exigences que la formation universitaire complète sans jamais supplanter. On naît médecin, on ne le devient pas.  C’est la preuve de ce que, le talent dans toutes les aspirations professionnelles représente la roche-mère sur laquelle l’on devra compter.

Voilà plantées les bases du projet !

X de K.

 

[1] Plus de 300 Étudiants de l’École Normale Supérieure de Maroua, sont écartés à la sortie de la formation, pour faux baccalauréat à la base du dossier du concours.

[2] Au Cameroun, les Conseillers d’Orientation qui ont au moins une Licence en droit, passent deux ans à l’École Normale Supérieure et en sortent avec le titre de PLEG : Professeur de Lycée d’Enseignement Général. Or, nous estimons qu’une formation juridique à la base, ne saurait servir de meilleur socle à un Conseiller d’Orientation chez qui la réflexion est essentiellement orientée vers des pistes de la Psychologie et autres sphères des PSY.

 

http://psydh.com

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