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La nuit du 11 au 12 janvier dernier, a été l’une des plus perturbées des populations YABOGO, dans l’arrondissement de KOLOFATA.

En effet, ce village a été le théâtre d’une vaste  et violente razzia qui a permis aux visiteurs, vraisemblablement des combattants de Boko Haram de tout arracher : Argent, bijoux, aliments, bétail, etc.  Si l’on dénombre aucun mort encore moins de blessés, ces populations s’estiment désormais abandonnées à elles-mêmes et trouvent  urgent d’assumer leur responsabilité. « Après le village  Watchilé  la semaine dernière, voici notre tour de subir sans que les militaires informés, ne daignent intervenir (…) La guerre-là n’est pas finie (…) Nous devons quitter, Cela devient trop risqué de vivre ici. » fulmine excédé, un quinquagénaire. Interrogé sur les raisons de leur inertie de plus en plus décriée au moment des attaques de l’ennemi,  un militaire qui a requis l’anonymat tranche : «  (……)  ». Entre-temps, les Comités de Vigilance (COVIS) trouvent la tâche de plus en plus ardue et inadaptée  et « si les militaires ne peuvent plus réagir,  pourquoi voudriez-vous que nous prenions davantage des risques sans réelle défense (…) ? »

         Les villages se vident et les populations progressivement migrent vers des horizons plus « ensoleillés » notamment à AMCHIDE, MORA, MEME…..

M-K

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