Lundi 12 Septembre dernier, le Délégué Départemental de l’Éducation de Base (DDEB) du Mayo-Sava fait une descente surprise au sein de la Paroisse St Charles Louanga de Kourgui, en l’absence de l’Inspecteur d’ Arrondissement de l’Éducation de Base (IAEB) et de  l’Abbé APHNA Fabrice, Curé de ladite Paroisse. Y étant, il retrouve la Directrice de l’École Maternelle des Parents et procède au contrôle de la légalité dudit Établissement. La  directrice à son tour fait appel à quelques responsables de la Paroisse, au rang desquels le Président de l’APEE. Tous mobilisés discutent avec  le DDEB. Ceux-ci font comprendre au représentant du Ministre que le précédent Curé a régulièrement saisi en Mai dernier, à travers une démarche officielle,  l’IAEB. Une décharge de cette démarche est d’ailleurs visible dans les archives de cet Établissement. Entre-temps le DDEB fait illico appel à  l’IAEB. Celui-ci se présente et après échanges avec les différentes parties,  le DDEB a décidé de la fermeture immédiate de cette École Maternelle qui compte à cette date, 50 élèves dont les ¾  environs sont des déplacés internes.

 « Nous sommes surpris de ce traitement du Délégué (….) Comment peut-il fermer cette École alors que Père Pascal a tout fait pour que l’École fonctionne (…) », s’interroge en langue fufuldé un parent d’élèves à qui une autre dame, parent d’élèves aussi rétorque en français et sans ambages : « papa pourquoi es-tu surpris ? L’une des épouses du délégué est directrice de la maternelle ici à Kourgui (….) Elle n’a pas d’élèves (…) tous les parents ont enlevé leurs enfants de là pour la mission catholique (…) C’est une grosse perte (…) On ferme ici pour récupérer de l’autre côté (….) »….. Vrai ou faux, nous restons surpris d’apprendre pour une fois, que l’Église Catholique, l’une des plus vieilles et expérimentées  institutions Camerounaises en matière d’éducation de la jeunesse, soit accusée d’opérer dans la clandestinité. Et que deviennent ces enfants pour qui scolarité, matériel didactique et tenues de classe étaient déjà en exploitation ? La fermeture comme décidé par le tout puissant patron de l’Éducation de Base du Mayo-Sava, est-elle vraiment la solution dans un univers qui porte encore les stigmates de l’insécurité ? Le bilan de l’Église Catholique au Cameroun, en termes de formation de la jeunesse, lui confère-t-il un traitement aussi réducteur ?

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