Trois hommes dont un mineur sont interpellés hier par  Sa Sclératesse Oumaté, Chef de 2è degré de Kourgui. Dans notre publication de circonstance, nous dénoncions les méthodes fascistes ayant sous-tendu cette lugubre opération. https://psydh.com/2022/08/20/cameroun-extreme-nord-societe-lhomme-qui-au-quotidien-mange-les-magistrats-dans-sa-sauce-vient-une-fois-de-plus-de-frapper/

         Ligotés et torturés au sein de la chefferie depuis l’aube, il faut attendre les  encablures de 11h30-12h pour que le caoutchouc ayant servi à les ligaturer soit rompu et qu’enfin ils soient mis à la disposition du poste de police de Kourgui. Fallait-il tant d’heures de supplices assorties de la destruction des portables de quelques curieux ? Les policiers à leur tour ont fait ce qu’ils pouvaient, diront-ils fièrement. C’est ainsi que, nous apprend-on, le plus jeune des trois est libéré et les deux autres placé, s en garde à vue. Les conditions de détention ne sauraient être les meilleures quand on sait que des adultes comme ceux-là, ayant subi ligotés, au moins six heures de tortures, asthmatiques peut-être ou souffrants ne sait-on jamais de l’arthrite, la bronchite, etc., ne méritaient pas de se retrouver couchés à même le sol, sans protection contre le froid ambiant, l’essaim de moustiques et les âcres émanations du milieu.  Ils y ont séjourné toute l’après-midi et toute la nuit. Il faut attendre l’aube pour que des policiers se rendent compte  de ce que  M. Abdou Gorguel, la trentaine, marié et père de plusieurs enfants est inerte. Il ne bouge pas. Angoisse et frousse se neutralisent. Des coups de fil de détresse se multiplient. Serait-il mort ou en pèlerinage aux frontières de son existence terrestre ? Il est néanmoins conduit inconscient à l’hôpital de district de Mora…

DE LA PRISE EN CHARGE

« Je leur ai rendu visite hier soir (…) J’ai pu voir Abdou très affaibli, les bras boursouflés et qui m’a dit souffrir des migraines (….) Sans tarder je lui ai apporté quelques comprimés qu’il a d’ailleurs avalés (…) » nous apprend ce matin, M. Mahama Boukar Baba, Membre du gouvernement virtuel du SDF (parti politique). C’est dire que des policiers de kourgui avaient déjà des signaux du mal-être dont souffriraient  les  « colis encombrants » que leur protégé, Sa Sclératesse Oumaté venait de leur expédier. Et alors, qu’ont-t-ils fait à titre préventif pour encadrer toutes éventualités ? Fallait-il à tout prix placer en cellule des personnes physiquement affaiblies, potentiellement malades pour plaire à un fasciste ? Si jusqu’à 16h30 ce jour, Gorguel Abdou sous perfusion est encore dans le coma, nous aimerions bien savoir qui paye les frais médicaux de cet indigent,  quand on sait que l’hôpital de district de Mora, a la particularité d’ignorer trop souvent des patients démunis ? La mort de Gorguel Abdou ne serait-elle pas déjà programmée si rien n’est fait pour lui assurer des soins effectifs ? Ne risque-t-il donc pas de mourir faute de soins appropriés puisque comme disait  l’Abbé  Pierre, « La maladie la plus constante et la plus mortelle, mais aussi la plus méconnue de toute société, est l’indifférence. » ?

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