Violée, engrossée, abandonnée et humiliée par son bourreau, cette mineure de 16 ans, porteuse d’un handicap, vient d’accoucher d’un joli bébé et surtout dans de très bonnes conditions. Le nouveau-né et la jeune mère condamnée à périr, faute d’assistance  et sous le regard moqueur, railleur, gouailleur et plaisantin  d’un appareil judiciaire froid et complaisant se portent bien.

 Il y a quelques jours, la  grand-mère de cette  jeune maman nous accordait un  Entretien[1] tel un exutoire plein d’émotions et de leçons.  Elle exprimait ce jour-là son indignation suite à la mise en liberté du bourreau de sa petite-fille. « Une de mes petites-filles, mineure, orpheline de ses géniteurs (au rang desquels un de mes fils), non scolarisée pour des raisons de santé et moyens financiers inexistants, est enceinte. Elle porte une grossesse presqu’à terme. L’auteur de cette dérive identifié, arrêté, incarcéré est récemment libéré et retourne nous narguer. », Fulminait-elle toute larmoyante. Voulait-elle, cette Justice,  la mort en couche de cette orpheline en agissant de cette manière ? Peut-on encore parler d’humanisme dans une institution qui affiche toute sa laideur comparable à un monstre froid ? Heureusement comme nous rappelait Paul  Toupin, « Quand on a pour soi la justice divine, celle des hommes est inutile. »


[1] 

psydh.com/2022/07/04/cameroun-extreme-nord-mayo-sava-justice-le-tribunal-de-mora-coupable-de-la-promotion-des-violences-feminines/

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