• 240 Elèves de l’Ecole Publique des Parents de MAKOULBE sacrifiés ;
  • Année-Scolaire 2018-2019 blanche ;
  • Le Parquet saisi protège les présumés coupables au rang desquels un Chef Traditionnel ;
  • Allégations de menaces sous conditions du Président de l’APE et du Directeur de cette Ecole par ces présumés coupables….

Le Directeur de l’Ecole et le Président de l’APE s’expriment

  1. UN MOT SUR L’ECOLE PUBLIQUE DE MAKOULBE

         MAKOULBE est un village situé dans le Canton de BALDAMA, arrondissement de Mora, département du Mayo-Sava. Il faut signaler que l’enclavement de cette localité, n’a pas facilité la tâche à l’administration qui ne ménage aucun moyen pour étendre le réseau éducatif au plus profond de nos contrées. C’est ainsi que les parents, soucieux de l’éducation de leurs progénitures, se mettent ensemble et créent cette Ecole qui compte deux niveaux du cycle primaire à savoir : Niveau I (SIL et CP) et le Niveau II (CE1 et CE2) pour deux-cent-quarante élèves régulièrement inscrits. L’APE[1] sous la Présidence de monsieur Moïse MOKOGO assure l’Intendance de l’Ecole au moment où, M.  Jean TABZAWAÏ, Instituteur de l’Enseignement Général et Directeur de cette Ecole, veille sur la qualité des Enseignements y dispensés. Cette combinaison sous-tendue de rigueur déplume douloureusement des charognards qui écument l’Ecole. Leur apparent stoïcisme est loin d’être une évidence sous l’effet du soupir qu’ils endurent. Ils doivent donc s’agiter, brandir la menace et placer dans leur coupe-réglée tout l’appareil judicaire qui les « vampirise » en se soumettant à leurs caprices. Les deux responsables susnommés témoins de cet orage nous livrent ici leur point de vue :

Entretien avec M.  JEAN TABZAWAÏ

Monsieur le Directeur, votre Ecole ne se porte pas bien, depuis deux ans…Que peut-on retenir des causes de ce dysfonctionnement ?

Rien d’autre que l’orgueil surdimensionné d’un tricheur démasqué et mis hors d’état de nuire. Vous devez retenir une chose : L’éducation des enfants exige entre autres : savoir, discipline, engagement et endurance, etc.  Lorsqu’un de ces éléments vient à manquer,

c’est le folklore qui s’installe au grand dam de l’avenir de l’enfant qui se voit hypothéqué. C’est vous dire que M. WAZIRI DAMZAM, Enseignant-auxiliaire (et non Instituteur comme le prétend une certaine littérature) recruté au sein de notre Ecole a affiché des signes d’incompétences et de défaillances qui ont contraint l’APE à se débarrasser de lui. Dès cet instant il a décidé de foutre le bordel partout : Il endommage l’Enseigne Mobile de l’Ecole, Confisque le Cachet, Arrache le drapeau, aurait emporté à défaut d’avoir détruit des Registres reçus à titre de dons par l’ONG PAIC. L’insécurité que tous ces agissements causent a pour principale conséquence, la fermeture de l’Ecole pour l’année scolaire 2018-2019.  Au moment de relancer sur de nouvelles bases la présente année scolaire (2019-2020), le voilà qui resurgit avec des actes de violence et de perturbations des activités scolaires.

Consacrer une année blanche à cause de la folie d’un insensé dans un Etat de droit comme le nôtre, n’est-il pas une preuve manifeste de faiblesse de votre part ?

Pas du tout. La suite des évènements vous permettra de comprendre que cette apparente faiblesse n’était en fait pour nous, que la face voilée de notre sagesse. Pour illustration, aurions-nous mieux fait que de céder à l’année blanche dans une atmosphère d’insécurité entretenue par WAZIRI DAMZAM, lorsqu’on se rend compte qu’aujourd’hui la plainte assortie du Certificat Médical de Moïse MOKOGO, Président de l’APE, une de ses récentes victimes physiquement agressée, n’a jamais abouti au moment où continuent de planer au-dessus de l’Ecole les menaces de ce dernier ?

Entretien avec M.  Moïse MOKOGO

Agression physique subie il y a peu et action en justice sans issue, comment en est-on arrivé là ?

Après tout le désordre causé par WAZIRI DAMZAM, l’APE a décidé de rouvrir l’Ecole cette année. Des objets détruits devraient être arrangés. Nous sommes à la veille de la fête de la jeunesse 2020. Nos élèves devraient défiler. La plaque cassée est remise au menuisier pour réfection. En contrepartie de ce service, une avance du payement de la main d’œuvre est faite. A notre grande surprise, WAZIRI DAMZAM est allé chez le menuisier et a arraché ladite plaque. Informé, je l’ai rencontré et exigé qu’il me rembourse au moins les frais de travaux remis au menuisier. C’est à cet instant qu’il saute sur moi et me donne des coups de poings partout et dont plusieurs sur la face. L’œil est touché.

Une plainte est déposée contre lui…Et la suite ?

Le 12 février je saisis la Brigade de Gendarmerie (BTG) de Mora qui convoque deux fois de suite et en vain mon bourreau. Entre-temps il se réfugie à la Chefferie du Canton de BALDAMA et répond à la troisième convocation sous escorte d’un Prince de cette Chefferie. Les gendarmes l’arrêtent et le place en garde-à-vue. Le lendemain, Sa Majesté ZOULGO KOLA, Chef de BALDAMA se présente à la BTG et obtient sa libération.

La Gendarmerie fait profil bas, vous êtes affaibli et la suite ?

Tout le système est rouillé. Après la Gendarmerie, le Procureur est saisi. L’un des Substituts reçoit mon dossier et n’a rien dit de ma blessure et du préjudice que j’ai subi. Il semble, je présume, qu’il y aurait eu un arrangement entre le Substitut du Procureur et WAZIRI DAMZAM.

Quel est le nom de ce Substitut et à quoi pensez-vous, lorsque vous évoquez un possible arrangement entre WAZIRI DAMZAM et ce Substitut ?

Je ne connais pas son nom. Il serait le Substitut N° 5…Je pense qu’ils se sont entendus parce qu’il n’a pas abordé le fond de ma plainte.  La violence suivie de la blessure que j’ai eue au visage n’ont pas été évoquées. WAZIRI DAMZAM était très à l’aise et à la fin, le Substitut m’a tendu une LETTRE D’ENGAGEMENT où WAZIRI DAMZAM chante des promesses ( voir fac simili page suivante)

Et la suite ?

Le Chef de Canton ZOULGO KOLA m’a envoyé des menaces à travers mon père et j’ai la preuve de ses écrits dans lesquels il me promet malheur si quelque chose de mal survenait à WAZIRI DAMZAM. En plus, lorsque les gendarmes vous arrachent dix mille francs comme frais de Carburant pour aller arrêter votre bourreau et qu’après celui-ci est libéré sans la moindre réparation du préjudice subi, cela fait mal. Lorsque le Procureur informé convoque votre bourreau et libère, malgré la gravité de la situation, là encore, cela déçoit. Raison pour laquelle, des gens nous ont conseillés de vous appeler pour présenter ces faits. Je souhaite que cette affaire soit jugée et mes dépenses restituées.

FAC SIMILE DE LA LETTRE D’ENGAGEMENT

DECRYPTAGE DE LA LETTRE D’ENGAGEMENT

Le fond et la forme déshonorent le Parquet d’Instance

DANS LE FORME :

  • L’utilisation du papier-entête du Parquet nous semble non-indiquée justement parce que cette démarche n’engage pas le Parquet. Celui qui ici s’engage n’est pas employé du Parquet.
  • Cet engagement est pris par une personne physique et devant une autre personne physique. Sa signature l’atteste. Et Comment admettre que celui qui représente le parquet dans cette forfaiture exprime tant de peur à signer ? Pourquoi pas son nom, mais plutôt le sceau du Parquet ? Il y a aiguille sous roche…
  • Juridiquement saine, une signature est suivie du nom du signataire. Et le cachet de Service encore moins nominatif, ne saurait se substituer à une signature.

DANS LE FOND :

  • Moïse MOKOGO, Président de l’APE est victime d’une agression avec blessure. Il attend selon les règles de l’art, des enquêtes et un procès en bonne et due forme. Lui servir un serment prêté en catimini, sans son consentement et par son bourreau, n’honore pas le Ministère Public.
  •  « M’engage à ne plus mettre pied à l’Ecole Publique (…) ou de menacer les enseignants de cette Institution (…) Je m’engage aussi à restituer (…) la plaque et le drapeau » : Le texte est fade et remet gravement en question les dispositions de l’Art.13(1) de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipulent que « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. »
  • Comment une telle Lettre d’Engagement, truffée de contrevérités, peut-elle être établie pour servir et valoir ce que de droit ? De quel droit s’agit-il ?

http://psydh.com


[1] Association des Parents d’Elèves