« Trop c’en est de trop ! », S’exclament des minorités ethniques MBOUM et DII qui menacent de se soulever contre magistrats, toutes instances confondues…

07 ans de tortures judiciaires parsemées de visibles injustices ;

07 victimes plusieurs fois arrêtées, jugées, torturées et condamnées ;

07 Responsables administratifs, militaires, judiciaires et hommes d’affaires confondus dans le rôle de « tortionnaires » ;

LES VICTIMES SE DECHAINENT ET DENONCENT.

M. HAMADJOULDE TONGA, 64 ANS PREND LA PAROLE

ODH : M. HAMADJOULDE TONGA (HT), qu’est-ce qui ne va pas dans Ngaoundéré 2è ?

HT : Lorsque vous parlez de Ngaoundéré 2è, c’est très large. Je préfère que nous parlions exclusivement de deux quartiers de cet arrondissement, concernés par nos cris de détresse. Il s’agit de NGAOUHORA et de WARDALAYA (MABANGA-MBOUM.)

Vous avez dit « Nos cris », à qui faites-vous réellement allusion ?

Je pense aux minorités ethniques « MBOUM » numériquement importante et « DII » moins nombreuse.  Ce sont ces deux groupes interéliés par des liens de sang qui payent le lourd tribut de l’injustice de deux hommes froids soutenus par la justice.

« Deux hommes froids » qui sont-ils, qu’ont-ils fait et comment justifiez-vous leur soutien par la justice ?

Il s’agit des sieurs ABDOURAMAN TIDJANI et AHMADOU GOUROUDJA qui confisquent illégalement nos terres et réussissent à envoyer en prison tous les résistants de nos rangs. Je vais vous expliquer :

         Le Lamido ISSA, de regrettée mémoire me remet devant témoins, le droit de jouissance sur plusieurs hectares de terrains. Djidji, Yérima Hayatou, Saïdou Djaboulé sont présents. Tout se passe bien jusqu’au moment où, AHMADOU GOUROUDJA commence à déranger. Il dit être propriétaire de cette aire que d’autres et moi exploitons. Nous sommes nombreux à avoir reçu du Lamido pour certains et du Préfet pour d’autres, des aires à cultiver. C’est ainsi que bousculés dans tous les sens, nous avons saisi M. SADOU DAOUDOU, le Sous-Préfet de Ngaoundéré IIe, le 02 Avril 2014. La COMMISSION DE REGLEMENT DE LITIGE présidée par lui-même (Sous-Préfet) fait sa descente le 10 Avril suivant. Le Procès-Verbal qui en découle nous donne raison. Mais malgré tout, AHMADOU GOUROUDJA a réussi plus tard à envoyer quelques-uns parmi nous en prison.

La COMMISSION DE REGLEMENT DE LITIGE présidée par le Sous-Préfet a eu lieu le 10 Avril 2014… AHMADOU GOUROUDJA était-il présent ? Si oui quels avaient été ses arguments ?

Il disait avoir acquis ses terres auprès de DAN YARO, position balayée par le Chef qui disait reconnaître AHMADOU GOUROUDJA comme voisin dont les limites sont matérialisées par un lac. Pour davantage affaiblir ses arguments, plusieurs dames responsables de GIC avaient brandi un Arrêté Préfectoral vieux de douze ans et signé par M. LELE L’AFRIQUE, alors Préfet de la VINA.

Destruction des biens et déni de justice

Comment justifiez-vous donc le poids de ses arguments au niveau de la justice au point où, quelques-uns des vôtres se soient retrouvés en prison pour « troubles de jouissance » et autres ?

Il a utilisé la violence et la justice a refusé de nous écouter, il a enfin fait faux et usage du faux pour nous infliger des ennuis judiciaires.

Expliquez-vous…

Après son échec devant la COMMISSION DE REGLEMENT DE LITIGE d’avril 2014, il a fait paître son bétail dans nos champs le 02 Avril 2017 en procédant à la même occasion à une forme d’intimidation par deux hommes qui prétendaient être des éléments du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR). Ce qui nous a valu de grosses pertes. Dès cet instant, nous les victimes avions saisi le Procureur et le Sous-Préfet le 04 Avril 2017. Nos plaintes sont restées sans suite. Pendant de ce temps, AHMADOU GOUROUDJA s’installait progressivement sur le terrain. Plus tard, ce sont des TITRES FONCIERS n° 3884 – 3982 et 5475 qu’il brandira pour justifier ses droits de propriété sur toutes ces terres arrachées.

Faux et usage de faux

Sur quoi selon vous, repose la nature « fausse » de ces Titres Fonciers ?

Tous ces trois Titres Fonciers sont des matricules des terrains situés dans un autre quartier et plus précisément à NGAOUHORA et non dans le nôtre (WARDALAYA (MABANGA-MBOUM.) Où il opère. En plus, l’un des trois Titres appartient à une dame identifiée comme étant Mme MAÏRAMA MAMA. Comment peut-on sur la base de ces incohérences considérer ces TITRES FONCIERS comme étant du vrai ?

Comment peut-on vérifier cette information ?

Aux risques que les traces soient effacées, je préfére ne pas répondre à cette question dans cet espace. Nous donnerons tous les détails à la Commission d’Enquête qui sera chargée de nous entendre.

Vous avez parlé des « résistants » qui se sont retrouvés en prison. Qui sont-ils ?

Mais on n’y voit que quatre victimes de sieur Ahmadou GOUROUDJA ?

Quatre victimes plusieurs fois arrêtées, humiliées et condamnées. Cela crée un choc pour notre communauté.

Que peut-on retenir des trois autres victimes ?

Leur affaire est pendante en justice. Elles habitent le quartier NGAOUHORA et le processus qui les conduit en prison est presqu’identique à celui que nous vivons dans notre quartier.

Comment ?

         Face à la furie d’ABDOURAMAN TIDJANI, le Sous-Préfet est saisi. « La Synthèse de la COMMISSION CONSULTATIVE du 26 Octobre 2017 reconnaît avoir trouvé sur le terrain querellé de 36ha, des maisons, un verger et surtout cinq tombeaux où reposent les parents HAMAYADJI LAMOU lesquels sont entourés d’une grande famille dont ABDOUL KARIM est issu. (…) Cette terre querellée, au vue de tous ces indices non-exhaustifs et sus-énumérés revient de droit aux familles de HAMAYADJI LAMOU et ABDOUL KARIM » deux des trois victimes ayant été emprisonnées. Tout comme à WARDALAYA (MABANGA-MBOUM.), deux TITRES FONCIERS aux origines douteuses à savoir les N° 3855 et 5666 sont émis par ABDOURAMAN TIDJANI.

Sur quelles bases estimez-vous pour ce cas, l’appareil judiciaire manipulé ?

(1) Le refus des magistrats de reconnaître la pertinence de « La Synthèse de la COMMISSION CONSULTATIVE du 26 Octobre 2017 » présidée et signée par un Chef de Terre, assortie d’un CONSTAT D’HUISSIER ;

(2) Les multiples arrestations et emprisonnements qui en ont découlé démontrent aussi ce que je dis. ;

(3) Le Commandant de la Brigade de Gendarmerie de DAGA-MABANGA, soutien d’ABDOURAMAN TIDJANI qui a infligé un traitement inhumain et dégradant sur nos frères et pour cette affaire serait resté impuni ;

(4) L’implication du Gouverneur de la Région aux côtés d’ABDOURAMAN TIDJANI ;

(5) La justice est enfin convaincue que ABDOURAMAN TIDJANI est fautif et suggère maintenant un arrangement entre ce dernier et ses victimes. Celles-ci par contre exigent actuellement après le bal d’injustices subies, rien d’autre que la libération de leur caveau familial arbitrairement « absorbé » par les pseudos TITRES FONCIERS (N° 3855 et 5666) ;

(6) Pourquoi est-il libre ABDOURAMAN TIDJANI après tant de preuves qui pèsent sur lui ?

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