Lorsque micmacs et gains illicites se côtoient, le mensonge voit le jour en-deçà et la vérité jaillit au-delà. M. LADE Timothée l’Evangéliste s’explique…

LES FAITS EN BREF

                Une histoire foncière au lieu-dit PONT-SAVA, vieille de plus d’un demi-siècle, lie les frères utérins FILOU et DOUDJI ayant à ce jour, tous transité dans les mondes parallèles. Ils sont donc absents dans la présente dimension au moment où naissent les dissensions entre leurs respectifs descendants. SIRE fils de DOUDJI s’oppose à son cousin Timothée LADE l’Evangéliste, fils de FILOU autour d’une parcelle de terre que le second exploite, laquelle appartiendrait au père du premier. La pression monte, les Chefferies traditionnelles à un moment s’impliquent mais sans résultats, puis vient le tour de la COMMISSION DE REGLEMENT DE LITIGE FONCIER (présidée par le sous-Préfet de Mora) de prendre le gouvernail de la chaloupe qui virevolte. Sa descente a lieu le 19 Mai 2020 et un Procès-Verbal subséquent est produit à cet effet. Cependant, au moment où jubile SIRE qui obtient gain de cause, Timothée LADE l’Evangéliste dit sa désapprobation en vilipendant l’approche partiale de la COMMISSION DE REGLEMENT DE LITIGE FONCIER. Il en informe le Sous-Préfet qui à son tour contre-attaque non sans forcer tout observateur lucide à se poser certaines questions embarrassantes. L’ENTRETIEN qui suit a le mérite d’éclairer notre lanterne sur plusieurs points qui écument et encadrent la gestion très très spectaculaire des crises foncières dans ce département. Lisons !

ENTRETIEN

ODH : La COMMISSION DE REGLEMENT DE LITIGE FONCIER s’est prononcée sur la question foncière qui vous oppose à votre cousin SIRE. Pourquoi vous agitez-vous, alors que vous aviez toutes les possibilités de faire entendre votre voix devant ladite Commission ?

EVANGELISTE : Cette Commission n’est pas venue régler notre litige. Elle est venue soutenir mon adversaire en rendant officielle l’inacceptable. Trop d’irrégularités !

Comment pouvez-vous adopter une position assez grave ?

Je m’en tiendrai d’abord à la préparation de cette descente et de la faiblesse de cette équipe. Après la plainte contre moi de mon cousin SIRE, le Sous-Préfet m’a reçu dans son bureau le 07 Mai dernier et a exigé que je lui présente mes témoins, c’est-à-dire des parents qui pourront prouver que SIRE n’a pas raison.

(Rendez-vous fallacieux)

Un Rendez-vous est pris pour le 11 Mai. A cette occasion, deux parents se présentent. Messieurs ADIGRE KILA (82 ans) et AMBLA FILO (59 ans). Du 11 au 13 Mai, le sous-Préfet nous apprend régulièrement qu’il est empêché et nous demande de repasser le lendemain. C’est donc le 13 Mai qu’il me dit qu’ils (???) ont décidé d’effectuer une descente sur le terrain querellé. Les deux parents n’ont donc pas été entendus et la date de cette descente me sera communiquée incessamment.

(Descente de la commission effectuée à l’insu de M. ladé)

Le matin du 19 Mai dernier, mon Chef de quartier m’apprend que le Sous-Préfet est dans mon champ. Je suis surpris de le savoir puisqu’il ne m’a pas avisé comme prévu. J’hésite de me présenter et le Chef de quartier me conseille d’être témoin de ce qui va se passer. Je me présente et découvre que tout avait été préparé en faveur de SIRE.

Surpris par la présence de cette Commission, vous semblez y avoir découvert autres choses…?

Après la prise de parole par SIRE et moi, il n’y a pas eu de débats. Aucun témoin de chacune des deux parties ne s’est prononcé. Tout au contraire, le Sous-Préfet a demandé aux populations présentes à qui appartient la terre querellée, toutes ont répondu « SIRE » et sur ce point, la Commission a tranché en faveur de mon adversaire.

Selon vous, à partir de quel instant, la commission a-t-elle planifié la « victoire » de SIRE ?

(1)Je ne suis pas au courant la veille de la descente de la Commission. (2) Cette Commission arrive et n’exploite aucun témoin, parmi lesquels les miens que le Sous-Préfet évite d’écouter depuis le 11 Mai, pourtant invités par lui-même. (3) Puis c’est la population qui tranche. Comment cette population a-t-elle su avant moi, que la Commission allait arriver ? Qui a mobilisé cette population, toute en faveur de mon adversaire que je retrouve présent devant la Commission ? Est-ce qu’il appartient à un public non identifié, non Equilibré en faveur de chacune des parties, de se prononcer sur un sujet sensible ? (4) La Chefferie de Mora-Massif officiellement ne coiffe pas le village PONT-SAVA. Nous sommes sous le Commandement traditionnel du Canton de MEME. Eviter le Chef de Canton de MEME pour m’imposer un sous-Chef de Mora-Massif, cache davantage le plan diabolique mis en place pour me faire perdre.

Quelle a été votre réaction face à ce constat ?

J’ai saisi le Sous-Préfet le 15 Juin dernier en donnant copies de ma lettre aux membres de cette Commission. (Voir fac simili n° 1 ci-contre joint)

Quelle a été la réaction du Chef de Terre ?

Il a réagi quelques jours après (Voir fac simili n° 2 ci-contre joint) en m’imposant le devoir de respecter sa décision en attendant. Mais en plus, sa lettre est ampliée au Procureur de la République et aux FMO (Forces de Maintien de l’Ordre). Comprenez la menace.

Où est donc le problème ?

Il y en a deux : (1) Lorsque le Sous-Préfet parle dans sa lettre de « en attendant », il reste flou, puisqu’il ne nous dit pas précisément les délais de cette attente. (2) Pourquoi « en attendant », mon adversaire est en train d’exploiter le champ ? J’ai semé du coton dans ce champ et SIRE à son tour y a semé du mil. Je trouve anormal qu’après avoir émis mes réserves que SIRE continue d’exploiter le champ querellé. J’aurais été calme si le Sous-Préfet avait interdit à nous deux d’exploiter ce champ comme il dit « en attendant ».

vous évoquez une « menace »?

Naturellement et justement parce que ma requête dans mon entendement devrait avoir une issue administrative. Dès lors que le Procureur de la République et les FMO sont saisis, je comprends que c’est désormais l’épreuve de force et non de la raison qui nous lie. En plus, j’ai fait l’objet d’une Convocation du Parquet relative à l’affaire…

Cette menace est-elle donc effective?

Dans la forme oui. Mais dans le fond, j’ai trouvé plutôt le Substitut n° 5 du Procureur très professionnel, ouvert et positif. Un fin diplomate qui sait respecter son interlocuteur contrairement à l’arrogance et mépris que beaucoup de gens disent connaître des autres magistrats de la même cour.. Je garde de bons souvenirs de nos échanges et persiste à penser que le Parquet n’avait rien à voir dans cette affaire pour laquelle je demande qu’un minimum d’objectivités soit respecté.

PS: Répression ou incompréhension administrative?

Le devoir d’équilibrer l’information aurait voulu que nous recueillions pour fin de publication, le POINT DE VUE du Sous-Préfet, en rapport aux dénonciations de l’Evangéliste. Toute démarche rendue impossible compte tenu du « recadrage » dont nous avons fait l’objet de la part de l’intéressé. En effet, le 12 juin dernier, en présence des responsables des FMO[1], le Sous-Préfet dans son cabinet a formellement interdit d’initier des demandes de « Droit de Réponse » auprès de tout responsable administratif quelconque. Attitude qui se confond à une OPÉRATION DE CONTRÔLE qui ne relève pas de notre compétence. Avant de préciser à titre de rappel que nos missions (Associations et Organes de Presse des Droits de l’Homme) se résument en un mot : Dénonciation. De là, nous nous demandons Comment donc dénoncer sans vérifier ? Comment publier sans palper les sources ? Comment servir de viatique à une dénonciation, sans offrir la possibilité à la victime de se défendre ?  That are our questions !!!


[1] Forces de Maintien de l’Ordre (Police et Gendarmerie)

http://psydh.com