CÉLESTIN CHENOUSSI, 49 ans, militant de l’UMS (Union des Mouvements Socialistes, Parti Politique dirigé par le mythique Pierre KOUEMO, Maire sortant de BAFANG) et Candidat pour le Conseil Municipal de KEKEM, est enlevé hier par des gens à bord d’un véhicule et dont l’identité n’a pas été révélée. Toutefois, un militant de ce parti joint au téléphone hier soir et qui a requis l’anonymat, verse dans des allégations selon lesquelles « ce sont des gendarmes qui l’ont arrêté ce jour à Kekem autour de 12h et l’ont conduit au SED (ndlr : Secrétariat d’Etat à la Défense, chargé de la Gendarmerie) ». A la question de savoir les motifs, il rétorquera sans ambages que « Célestin paye le prix de son courage de dénoncer la gestion calamiteuse de la Commune de Kekem par le Maire-RDPC sortant », non sans brandir des tracts qui écumaient les rues de cet arrondissement la veille du double scrutin du dimanche 09 février dernier.

Tracts

Dénonciations fondées ou non ? En attendant l’issue des enquêtes si tels seraient réellement les motifs, il nous semble utile de rappeler que les attaques et autres propos jugés diffamatoires proférés par des candidats durant une campagne électorale, ne sauraient faire l’objet de poursuites après l’élection. C’est important de le dire au moment où d’autres langues justifient le même enlèvement de CELESTIN CHENOUSSI comme étant la résultante des fracassantes révélations qu’il aurait faites au sujet de l’impartialité d’ELECAM dans la gestion des élections au Cameroun. Mme Edith-Rose OKOMONO épouse EDIBE, militante de l’UPC hausse le ton et crache : « le représentant ELECAM pour l’Arrondissement de KEKEM, précédemment en poste à BANA, piégé dans un échange téléphonique reconnait avoir pour le compte du RDPC, triché par le passé à Bana et  avoue dans une description point par point et de manière assez aisée, le projet conjoint de fraude RDPC-ELECAM, mis en place dans le cadre du double scrutin du 09 Février dernierà Kekem» avant de souligner sous une voix rauque, humectée de larmes et à peine audible que « les faits sont graves, les révélations puantes et l’interpellation de CHENOUSSI plutôt que d’étouffer l’affaire et hypothéquer ses lendemains, sert au contraire de canaux de large diffusion de l’incapacité manifeste du pouvoir- RDPC à organiser une élection transparente (…) Il doit être libéré et sans conditions…Enough is enough  !».

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