Les 14 derniers jours ont plongé les populations civiles, dans une panique inédite. Voici  la liste  non exhaustive des localités ayant subi les raids successifs de BOKO HARAM :

  • TOLKOMARI deux fois de suite, exclusivement dans les nuits de Mercredi au Jeudi.. Trois hommes sont abattus.
  • GALDA deux fois attaqué, autour de 22h avec sur le carreau deux morts.
  • KASSA régulièrement pris pour cible, tombe une fois de plus dans la nuit du 15 au 16 Octobre (ce jour). Plusieurs morts sont enregistrés, dont le Chef de quartier.
  • KOLOFATA, dans la même nuit reçoit les mêmes visiteurs inattendus. 01homme tué, 03 personnes blessées et 04 enlevées.
  • MALMOURI, ce matin peu avant 08h GMT, 01 homme tué, sa moto emportée et 04 femmes enlevées.
  • AMCHIDE, dans la brousse de TAMOUA, à 2km du Camp BIR de LIMANI, autour de 07h30 heure locale : Abba Gana, 35 ans abattu, Warda Mahama 21 ans  et  Izza Wandala 17 ans sont blessés,  Abakar Barka 35 ans et Abdoulaye Modou 16 ans sont introuvables et seraient enlevés.

L’APPARENT DÉSENGAGEMENT DES COMITÉS DE VIGILANCE

             Le constat est visible. Les membres de  Comité de Vigilance (COVIS) sont de moins en moins motivés. Ils s’estiment victimes du mépris du gouvernement peu enclin à prendre au sérieux  leur  situation. « J’ai passé des années à me sacrifier et le jour où le pays me récompense, je reçois après partage la somme de 350 F de motivation du président de la République » crache  M. AMADOU, l’un d’eux qui, bien que déçu, reconnaît néanmoins que le montant du don alloué aux COVIS était  disproportionnel à leur effectif et le partage n’a pas tenu compte des spécificités de chaque Arrondissement. Indulgence qui n’est pas du goût de M. OUMATE  qui rétorque sèchement que « les bénéficiaires du don présidentiel de l’arrondissement de TOKOMBERE ne sont pas des COVIS (…) Ce sont des voleurs  montés et qui viennent boire dans le même canaris que nous (…) ce qui a réduit notre part d’argent »

Le corps sans vie du Chef de quartier  MOUCHE  WADAWA

Voir l’une des trois balles à l’épaule droite du disparu

L’attaque d’hier coïncide avec la prise de fonction  du nouveau Préfet du Mayo-Sava. Une  telle atmosphère sur le plan administratif, peut justifier l’absence très remarquée des autorités locales sur les décombres. Toutefois, l’on ne saurait admettre que les forces de Sécurité aient elles aussi opté pour le mutisme, alors qu’une enquête y était hautement souhaitée. Il a été inhumé dans une indifférence totale.

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