Mgr Albert Ndogmo au Palais de Justice de Yaoundé
  • Capitaine- Président du Tribunal : M. Albert  Ndogmo, passez à la barre…
  • Mgr  Albert  Ndogmo : Je suis Monseigneur  Albert Ndogmo, Évêque de Nkongsamba, et c’est à ce titre que je comparais devant ce tribunal.
  • Capitaine- Président du Tribunal : (silence…) Monseigneur  Albert Ndogmo à la barre…
  • Capitaine- Président du Tribunal : Le Saint-Siège  était-il au courant de vos activités politiques ?
  • Mgr  Albert  Ndogmo : Monsieur le Président, je refuse quoiqu’il puisse m’en coûter, de répondre devant ce tribunal à des questions qui contribueraient à établir au Cameroun, en Afrique et dans le monde, une jurisprudence relevant du totalitarisme judiciaire. Je refuse ! Vous n’avez pas été à Rome pour demander au  Pape, s’il n’était pas au courant de ce que je faisais.
  • Capitaine- Président du Tribunal : Seriez-vous fou ?
  • Mgr  Albert  Ndogmo : De mémoire d’homme, je n’ai jamais entendu dire qu’un fou soit allé se déclarer comme tel….
  • Capitaine- Président du Tribunal : Monseigneur, vous êtes un Évêque, vous savez qu’on ne va pas dans le maquis comme ça ?
  • Mgr  Albert  Ndogmo : Il y a des choses qu’un Chef ne dit pas en public. Et moi, je suis un Chef. Quelqu’un (ndlr : Président Ahmadou Ahidjo) pourrait mieux que moi, vous expliquer pourquoi j’étais allé voir Ouandié. Allez demander au Président de la République, s’il savait OUI ou NON quelque chose.

Source : UNITE n° 200 du 15 au 22 Janvier 1971

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