Certains d’entre-eux s’identifient aux monstres et méritent d’être extirpés de ce corps de métier noble

DÉNONCIATION DES MANQUEMENTS DE L’APPAREIL JUDICIAIRE SOURCE DE FRAGILISATION DE LA PAIX CIVILE EN RECONSTRUCTION.

        «  Ils se mêlent de tout, ces imposteurs cachés sous  des vêtements de défenseurs des  droits de l’Homme qui n’ont d’ailleurs aucune culture juridique (…) » déclare sous fond de railleries et entouré de fonctionnaires sans relief, un magistrat en service dans les tribunaux du Mayo-Sava. Si d’emblée notre rôle est celui de dénoncer, il va sans dire que le bon sens qui sous-tend toute analyse, n’a pas besoin impérativement de culture juridique. Aussi, ceux-là qui s’en réclament souffrent-ils de « tares » professionnelles  pour  lesquelles, nous nous faisons le devoir de dénoncer ouvertement à travers la présente démarche. C’est important de le dire puisque, les erreurs et fautes de justice entretiennent chaque jour, sous notre regard éberlué, les germes de l’insécurité dans une localité déjà très affaiblie par le conflit qui nous oppose à la secte de Boko Haram. Au-delà, qui est imposteur ? Qui est juridiquement cultivé ?

TRIBUNAUX DU MAYO-SAVA : ARME CONTRE LES FAIBLES ET AU SERVICE DES INTÉRÊTS ÉGOCENTRÉS…

1er Cas

  • M. MEGEME VITALA né vers 1987, est accusé de « destruction, troubles de jouissance et  menaces sous conditions » par son cousin, devenu chef de 3è degré. Il fait l’objet d’une arrestation par les gendarmes le 03/7/18 et placé en détention provisoire au sein de la Prison Principale de Mora le 12/7/18. Il est condamné le 19/2/19 à huit mois de prison et libéré le 05/4/19.

Limites de la procédure déclenchée contre M. MEGEME VITALA

  • M. MEGEME VITALA n’a pas pu faire valoir ses arguments dans un univers où, son cousin et plaignant, dans sa posture de Chef Traditionnel a fait peser les siens. La vraie histoire étant celle que le plaignant ne peut contester. Pourquoi les Tribunaux du Mayo-Sava ne se sont-ils pas donnés la peine de vérifier avant de se prononcer ?
  • Le 30 Novembre 2018 : Me ADAH Marie, Agent d’Exécution est porteuse d’une CITATION DIRECTE (126/RP/2018) adressée à MEGEME VITALA, domicilié à MALMOURY-GOUZOUDOU, lequel doit comparaître en personne devant le TP1 de Mora le 18 décembre 2018 .  OBSERVATION : En réalité MEGEME VITALA, que L’Agent d’Exécution tente de rencontrer à MALMOURY-GOUZOUDOU est depuis quatre mois, en détention provisoire dans la Prison Principale  de Mora. Comment cela peut-il donc s’expliquer que le Parquet d’Instance envoie chercher  dans une contrée lointaine, un « fauteur de trouble » que le même Parquet d’Instance quatre mois plus tôt, a envoyé en prison ? Où est la logique dans la gestion supposée transparente de ce dossier ?
  • Le  plaignant BLAMA GUIDADAG ALKHALI est un chef traditionnel fabriqué par des moyens non-conventionnels. Il use de ce titre usurpé pour abuser de ses administrés. Pour mémoire, il est le premier à diriger sa Chefferie, créée dans l’intervalle  1995-2019. En cette période est celle  au cours de laquelle le MINATD a suspendu sur hautes Instructions du  Président de la République, la création  des Chefferies de 3è degré et ce, jusqu’à la fin du processus de la Décentralisation. Comment se fait-il donc qu’un tricheur de ce rang réussisse à convaincre un collège de magistrats, si d’emblée des pactes cachés n’auraient pas été scellés contre les intérêts du pauvre MEGEME VITALA ?

2ième Cas

  • M. BADZA  WAYAGA, né vers 1965, est  accusé de vol  et placé en détention provisoire au sein de la Prison Principale de Mora le 18 décembre 2018. Il est condamné plus tard à 9 mois de prison. Le Tribunal qui décide de le « garder » au frais repose ses arguments sans la moindre analyse de la situation, sur le fait que la dernière accusation est la preuve qu’il est récidiviste. En fait, le concerné quelques années plus tôt avait été condamné par le même Tribunal pour vol. Et nous autres de demander ce qu’est devenu pour celui-là le principe de « présomption d’innocence » ?

Limites de la procédure déclenchée contre M. BADZA  WAYAGA

  • Les enquêtes conduites au niveau du Commissariat de Sécurité Publique prouvent qu’une chèvre prétendument appartenir aux plaignants, a été restituée à l’accusé. Le Tribunal semble n’avoir compris cette fissure qui affaiblissait la démarche du plaignant.
  • Les plaignants selon tous les témoignages, ont agressé à domicile et de nuit, l’accusé. Des témoins venus au secours l’attestent.
  • Le Certificat Médical produit dans le dossier à cet effet n’a pas suscité l’éveil du bon sens de nos magistrats qui d’ailleurs ont vite fait de minimiser son importance. L’un d’eux rencontré par nos soins dira d’un ton sarcastique que « si cette agression avait été effective, votre protégé n’aurait pas bénéficié simplement de 14 jours d’Incapacité ». Pourquoi cette attitude aux allures « dures » si d’avance un acharnement qui ne dit pas son nom planait-il sur l’accusé ? Un Magistrat est-il assez outillé pour jauger les motivations d’un Médecin-légiste ? Pourquoi cet amalgame ?

3ième Cas

  • ABDOUL-AZIZ ABDOULAYE, 26 ans au moment des faits, est interpellé par la Gendarmerie Territoriale de Mora le 28/6/17.  Il pèse sur lui les présomptions de vol de moto. Les gendarmes le soumettent à d’étranges formes de tortures qui durent  05 jours. Il a fallu des pressions de toutes parts pour l’extraire des antres de la cellule vers une clinique privée de la place. Le Rapport ci-contre joint en dit long.

Limites de la procédure déclenchée Contre ABDOUL-AZIZ ABDOULAYE

  • Le 14/11/2017 nonobstant le désistement du plaignant et sous le poids de ses blessures, il est condamné à 05 ans de prison.
  • Le Procès a servi de tremplin à l’humiliation de son ethnie sans que ses gendarmes-tortionnaires aient été le moins interpellés. La réaction de son père présent à l’audience résume en substance ce que pensent les masses de notre appareil judiciaire.
  • Toutes nos dénonciations inhérentes à cette parodie de justice, n’ont eu aucun effet.

OBSERVATION

   Soumis au principe de l’autorité de la chose jugée, nous savons que pour ces trois cas et bien d’autres, « les carottes sont cuites » et que les victimes comme le Messie et Roi des juifs, sont contraints à porter leur croix. Toutefois, notre préoccupation se veut lier à la gestion de la paix sociale. Les manquements ci-dessus énumérés entretiennent des haines, fragilisent la cohésion sociale, stimulent les penchants revanchards et encouragent généralement la victime d’aujourd’hui et ses soutiens, à des formes de règlement de compte plus ou moins difficiles à circonscrire : Empoisonnement, sortilèges, révoltes (qui seront vite confondues aux activités terroristes), suspicions, etc. Ceci est encore plus important que les proches de  MEGEME VITALA  jurent sur le cœur, que la « mort ou la vie », la parcelle de terre querellée ne leur échappera pas. Ils sont prêts à perdre leur vie pour autant que la condamnation de leur fils à la peine qu’il vient de purger,  n’a pas suffi à les distraire. Voilà un foyer de tension attisé et entretenu par notre appareil judiciaire qui pourrait générer d’autres crises difficiles à maîtriser. L’autorité de L’État ne se résume pas forcement en l’usage de la  force publique, mais aussi pensons-nous, au dialogue franc et sincère, au respect de la différence, à la consécration de la paix.

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