Sa Majesté SEINI, chef de Canton de Kerawa depuis le 02 Mars 2019 est résolument décidé en mettre en péril toutes les initiatives qui participent du retour de la paix dans la Région de l’Extrême-Nord en général et dans le département du Mayo-Sava en particulier. Les actes immatures empreints d’orgueil, d’autoglorification et de revanche qu’il vient de prendre sont loin d’aménager l’espace favorable à l’expression et la matérialisation du décret portant création du Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration en abrégé « CNDDR ». On se souvient que le 30 novembre 2018 le Chef de l’Etat confiait  au CNDDR les missions   d’ « organiser, d’encadrer et de gérer le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants du Boko Haram et des groupes armés des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest désireux de répondre favorablement à l’offre de paix du Chef de l’Etat en déposant les armes. » Article 2.

         Ceci est d’autant plus grave et  inacceptable qu’en moins de trente (30) jours de règne il ait eu la maladresse d’esprit  et  l’audace dans l’action de  violer la loi  dans un premier temps en créant de nouvelles chefferies de 3è degré  et  par la suite  de modifier de fond en comble ce que son père, Sa Majesté  TIPOUE  MALALHA BOUKAR, de regrettée mémoire a conçu et construit en 57 ans de règne (1961-2018).   C’est ainsi qu’il va remplacer à tour de bras, les anciens Lawanes, Chef de 3è degré et proches collaborateurs de son père. La liste qui suit révèle l’ampleur de la crise en gestation qui vient de produire ses premières effusions de sang à Kouyapé.

  CHEFFERIE DE 3è DEGRE NOUVEL OCCUPANT OBSERVATION  
 
  GAKOUA Oumaté  Ali  
  KERAWA CENTRE Djebba Tipoué  
  NDJAMENA Djabba Kadi  
  GOUDOUBOUL Lawane  Tipoué  
  SIDDIKI Ramadan Chetima Gendre du Président de l’Assemblée Nationale
  GOUMOULDI Zaké Ikzavoula Son petit-frère (mandara), dans une Chefferie acquise aux Kanuri où l’ancien dirigeant, un régent victime des atrocités de BH, a réussi à maintenir l’autorité de l’Etat.
  KIDJI Abba Maya Ce nouveau Chef remplace de manière humiliante, l’Imam Mal Abba
  GANGAWA Laden En remplacement sous fond de raillerie de l’Imam Yaya
  KOUYAPE Bladi En remplacement de HADJA qui voit sa chefferie éclatée en 3 nouvelles Chefferies.

LE PROGRAMME DDR/DDRR SUR UN VOLCAN

        L’exécution de ce projet nécessité un environnement sain et viable où, toutes les forces en présence communient dans la confiance et sans la moindre méfiance. Aujourd’hui, nous sommes en droit de penser que les actes impopulaires de ce jeune fasciste aux viles ambitions pourraient porter un coup dur sur ce processus et cela pour  au moins deux  raisons : Les déçus sont de nature à ne pas pardonner l’humiliation. Nous les avons rencontrés et quelques-uns ne nous ont pas caché, leur  véhémente intention de régler les comptes de « cet enfant ». Et nous avons peur que l’arme utilisée soit celle que nous combattons tous, celle des terroristes dont les incursions y sont quasiment régulières ?

  • Les « chances » que ces décisions impopulaires et illégales soient entérinées par l’administration sont grandes. Justement parce que l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays est aux ordres des Chefs Traditionnels qui chaque jour défient les autorités administratives et judiciaires incapables de sanctionner leurs dérives. Du coup, ces autorités traditionnelles sans âmes et infâmes restent impunies, nonobstant le tort qu’elles  infligent à leurs administrés.

S.M SEINI, CHEF DE CANTON DE KERAWA, SE REBELLE CONTRE LE GOUVERNEMENT…

       Cet apprenti dictateur est convaincu qu’avant lui, heureusement pas son père, d’autres chefs traditionnels se sont mis en marge de la loi, sans être le moins inquiétés. Il sait qu’il y aurait pire que lui et reste serein qu’il ne sera point puni avant que ses « instructeurs » (autres chefs malhonnêtes)  ne l’aient été. Il sait  que des gens se sont arrogés injustement le titre de Chef et ont déchiré le drapeau de la république dans le sens de remettre en question un acte administratif. Il sait aussi qu’ailleurs, des Chefs  traditionnels coupables de crime en coaction, n’ont jamais été punis, mais ont bénéficié des promotions. Il  est donc serein à l’idée de ce que, contrairement aux autres chefs qui torturent, qui arrachent les terrains et qui publiquement défient les Chefs de Terre, etc. sans être punis, sa faute est simplement celle d’avoir  « rajeuni » son équipe en prenant des décisions qui l’arrangent.. C’est comprendre qu’à la base de cet imbroglio, se cache une forme de faiblesse des institutions qui pour la même faute punit ici et cajole là-bas. En d’autres termes, le programme  DDR/DDRR ne portera de bons et juteux fruits dans cet espace que le jour où les principes de bonne gouvernance redeviendront notre boussole…Volonté politique, dirait-on !

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