M. BOUKAR BEDJA , le bailleur victime du gendarme filou

            Il s’appellerait NK. , gendarme en service à la Légion de Gendarmerie de l’Extrême-Nord, contre qui  M. BOUKAR  BEDJA son bailleur,  réclame six mois de loyer impayés. Ce  type de crise qui n’est pas étrange dans notre univers, a rarement mis aux prises gendarmes et bailleur. Ceci tient au fait que, la Gendarmerie  nonobstant le dérapage de certains de ses éléments, reste un corps de métier qui incarne honneur et considération. Autant le souligner pour regretter qu’un gendarme, qui serait probablement un Sous-Officier et non un homme de rang de l’infanterie, considéré dans la majorité des cas traités comme étant des aigrefins, fasse de la filouterie de loyer un loisir et vilain plaisir. Toutes choses que nous ne saurions cacher sous le boisseau quoiqu’il puisse nous arriver comme ennuis. L’ENTRETIEN qui suit avec BOUKAR  BEDJA[1], sexagénaire et bailleur du Gendarme présumé filou est révélateur des faiblesses qui méritent d’être extirpées sans le moindre compromis.

ENTRETIEN

En dehors du nom NK, quels autres renseignements avez-vous de votre locataire ? Quel est son grade ? Son prénom ?

Je ne suis pas capable de vous donner des précisions sur son grade. Cependant, il m’a dit un jour qu’il est issu de l’ethnie  BULU et a déjà passé 18 ans de Service dans l’Extrême-Nord.

Où est située la maison habitée par le gendarme NK. ?  Est-elle enregistrée aux impôts ?

Cette maison est située au quartier LIGAO, Maroua 3è. Et comment aurais-je pu déclarer aux impôts, une maison alors qu’à la base le locataire refuse de signer avec moi un contrat ?

Globalement, quel est le montant des impayés de NK. ?

Je voudrais d’entrée faire ici quelques précisions : Le coût mensuel du loyer est de 15.000F. Mais rendez-vous compte que le 28 Septembre 2018, lorsqu’il s’installait, il n’a versé que 12.000F promettant terminer les trois mille (3.000F) restants dans de meilleurs délais. Or, depuis cette date, cela fait six mois, il n’a plus jamais fait de signes. Ce qui revient à dire qu’il me doit :   

(15.000F x 6) + 3000F = 93.000F (quatre-vingt-treize mille francs)

Pourquoi avez-vous attendu tant avant de vous plaindre ?

Je sais respecter chacun et pense que l’on peut avoir des difficultés à un moment donné de la vie et ne pas pouvoir honorer à temps certains de ses engagements. Je pensais bien que mon  sens de la collaboration aurait forcé cet homme à me respecter en réglant sa dette. Mais non. J’ai compris qu’il n’était pas gentil lorsqu’en marge de ses promesses jamais tenues, il m’a dit un jour qu’il n’a rien à me donner et que c’est la loi qui le ferait partir de chez moi. Lorsqu’un gendarme vous le dit, à quoi pensez-vous ? C’est dès cet instant que j’ai informé ma hiérarchie (ndlr : Il est membre de Human Rights Monitoring /Observatoire Droits de l’Homme) et demandé que ma cause soit prise en compte.

Et si après cet entretien, il revenait à de meilleurs sentiments en payant tous vos arriérés, seriez-vous prêt à suspendre toutes poursuites contre lui ?

Pour le moment qu’il règle ses arriérés et libère les lieux. Voilà tout ce que je demande. A défaut, j’exploiterais contre lui  toutes les voies de recours prévues par la loi. Je suis père de famille comme lui et les miens ne devraient pas subir les conséquences de sa mauvaise foi. Je vis de mes efforts et sacrifices. Et je ne crois pas qu’il m’aurait permis d’habiter sa propre maison après un mois de loyer impayé. J’aurais certainement passé quelques heures dans une cellule de gendarmerie.

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