IMG-20190219-WA0009M. DOBAS

             Suite à l’attaque de Boko Haram survenue à OURO-KESSOUM, arrondissement de KOLOFATA, dans la nuit d’hier à aujourd’hui, on dénombre un  mort en la personne  M. DOBA, un  septuagénaire dont photo ci-contre est jointe et deux blessés dont M. DANNA GARBA un COVI et le petit  DJAKAYA BLAMA, adolescent, aussitôt pris en charge par les militaires.

Cependant en marge de cette lourde et énième épreuve, les populations disent leur déconvenue au sujet de ce qu’elles considèrent comme étant, « le refus des militaires d’assurer notre sécurité » et pour cause, nous apprend cette dame en langue mandara  «  lorsque les Boko Haram sont arrivés,  il n’y avait que nous et les COVIS qui nous battions à les chasser (…) les militaires sont arrivés  trente minutes après (.. ) ils étaient face à face avec les Boko Haram et ont tiré en l’air au lieu de  frapper sur les Boko Haram (…) jusqu’à ce que les BH sont partis tranquillement (…) »  un autre son cloche précise «  à moins de 150m des Boko haram, l’armée n’a pas ouvert le feu et vous comprenez pourquoi Danna le COVI a reçu la balle à la jambe (..) L’armée n’a pas assuré la couverture qu’il fallait »

Voilà une lecture des faits qui croisent d’autres expériences vécues par ces populations au cours desquelles, stoïquement elles se sont dressées contre un ennemi lourdement armé au moment où, les militaires ont souvent refusé d’intervenir. Et d’ailleurs, comment interprèterait-on les propos  quasi ponce-pilatistes  de cet officier, Commandant du  Poste BIR  d’AMCHIDE qui aurait déclaré  en réponse aux  masses qui fustigeaient l’inertie de ses hommes aux heures difficiles que «  si vous n’êtes pas en sécurité chez vous, moi je le suis dans mon camp » ? Et si cela paraîtrait exagéré et objectivement inacceptable pour ne pas être forcément impossible, comment admettre qu’en espace de deux mois, Boko Haram  dans la même zone  opère  de plus en plus en plein jour, tue sans être inquiété et se retire sans courir ? Est-il stratégiquement normal que les COVIS se retrouvent au front des hostilités au moment les militaires brillent soit par leur absence, soit par leur présence aux allures timorées ? Sans aversion pour nos Forces de Défense et de Sécurité qui n’ont pas failli à notre avis, nous pensons utile d’interroger néanmoins  ces faits qui restent sacrés…..Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

DERNIÈRES VICTIMES DE BOKO HARAM   ENTRE  LE 25 DÉCEMBRE ET CE JOUR

boulanger

M. GREMA Distributeur de pain, égorgé le 25 Décembre 2018  à  GOUMOULDI

COVI

AMADOU, l’un des deux COVIS abattus par Boko Haram le  31 Janvier 2019

égorgé en journée dans son champ

Pierre  DAMNA,  55 ans,  Egorgé dans son champ à Malmoury le  12 Fév. 2019 autour de 10h

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BLAMA  MODOU,  Commerçant de Kola. A Survécu à l’attaque de Boko Haram le dimanche 17 Février 2019 autour de 10h,  Près de 150.000F lui ont été arrachés

MK

 

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