tortures

Mme  AÏSSATOU du  quartier  DJIMETA à Mokolo soupçonne son fils Fadik, âgé d’environ 16 ans, de lui avoir  « piqué » la somme de quatre-vingt mille francs  la semaine dernière. C’est ainsi qu’elle fait arrêter cet adolescent en fin de semaine passée. Selon toute vraisemblance,  il   aurait séjourné le week-end durant  dans les cellules  au rythme d’incessantes tortures.  D’ailleurs son apparence en début de cette semaine révèle des signes d’épuisement. Autant le souligner pour s’indigner d’avoir appris par téléphone, d’un professeur du Lycée de Mokolo qui a requis l’anonymat que  «  des gendarmes de la BTG de Mokolo ont conduit un enfant au lycée pour des besoins d’enquêtes dont j’ignore le fond (…) Mais je suis troublé de voir à quel rythme cet enfant a été brutalisé, piétiné, raclé sous le regard effaré des élèves (…) Je vous prie de daigner  dénoncer ce genre de pratiques qui relèvent d’une autre ère  (…) »

En attendant l’issue du recoupement que nos collaborateurs sont en train d’effectuer autour de cet imbroglio, nous apprenons que pour la même « affaire FADIK », ces gendarmes en violation de la loi, se sont introduits au domicile d’un Avocat des Droits de l’Homme ( notre Invité au cœur de la prochaine publication)  avec pour objectifs, d’embarquer son épouse. A son refus de céder à cette forme d’intimidations surannées,  cette dame s’est faite arroser d’injures par le  gendarme qui sans se faire prier, lui a servi quelques instants après, une Convocation dont nous nous  faisons le plaisir de publier in extenso.

De ce qui précède, il n’est pas comique de se demander si le vol  existe entre un parent et son enfant ? Les gendarmes ont-ils besoin d’user de la force, de la violence, de la torture sur un mineur, pour arracher un aveu ? Comment un OPJ peut-il justifier la démarche qui consiste à violer un domicile, sans mandat du Procureur ? Que devient notre univers judiciaire ?

M-K

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