Syndrome Enfant intérieur

Interview sur les solutions à la peur du jugement des autres

Bonjour Didier,

« Bonjour Laurent

Didier Pénissard – « La peur d’être jugée remonte à notre enfance. La crainte de l’autorité est une bonne chose, jusqu’à un certain degré, lorsque l’on est un enfant. Mais, cela devient vite un problème quand on est adulte.

Laurent : – « Pourquoi ce phénomène de la peur du regard des autres est-il si courant ? »

Didier : -« Ce que je peux dire, c’est que 25 % des gens souffrent à différents degrés de ce problème. Les cas où cela engendre des difficultés dans la vie quotidienne tournent autour de 15 % »

Laurent : – « Comment est-ce que cela se manifeste concrètement ? »

Didier : -« Principalement comme une sensation de malaise indescriptible. La personne se sent en permanence sur ses gardes. Elle se sent parfois fragile par rapport aux regards des autres, mais plus grave, elle se considère le plus souvent en infériorité par rapport avec ceux qui la côtoient ».

Laurent : -« Comment appelle-t-on ce problème ? »

Didier : : -« je l’ai nommé, syndrome de l’enfant intérieur »

« Des entrepreneurs, des enseignants, des femmes au foyer sont touchés par ce douloureux problème »

Laurent : – « Vous avez un exemple d’échec causé par le syndrome de l’enfant intérieur ? »

Didier : – « Oui, j’en ai en mémoire des dizaines. Mais, le cas les plus marquant est celui d’un entrepreneur. Il dirigeait une entreprise de construction de cheminées pour particulier.

Quand je l’ai eu pour la première fois au téléphone, il était triste. Mal dans sa peau. Incapable de définir avec des mots son « mal être » et surtout un état d’épuisement moral.

J’ai réussi, après plusieurs conversations, avec lui à découvrir qu‘il souffrait du syndrome de l’enfant intérieur. Je précise qu’il avait la quarantaine bien tassée.

Figurez-vous qu’il n’aimait plus son métier depuis presque 10 ans. Il voulait être sculpteur sur pierre pour des clients très riches.

Laurent : -« Et pourquoi n’a-t-il pas exercé ce métier ? »

Didier : – « Aussi étonnant que cela puisse paraître, il avait toutes les compétences pour le faire.

Mais, … car il y a un mais, il craignait l’opinion de gens de son village. Par peur de leurs jugements, du style (imaginez, il va être obligé de licencier ces employés, … Il abandonne l’affaire de son père, etc..). ».

Laurent : -« Pourtant, il était bien libre de faire ce qu’il désirait ? »

Didier : – « Oui bien entendu. Sauf que que son esprit l’emprisonnait, si je peux employer une métaphore. Toujours cette peur d’être jugé le retenait d’agir et de faire ce dont il avait le désir de faire ».

Laurent : – « Voulez-vous dire que le syndrome de l’enfant intérieur va plus loin qu’un simple mal être ? »

Didier : – « Absolument !

Je peux même affirmer que les cimetières sont remplis de personnes qui ne se sont pas réalisées du temps de leur vivant, qu’elles n’ont pas réalisé le 10 ème de ce qu’elles voulaient faire, à cause du syndrome de l’enfant intérieur.

La peur du ridicule y prend aussi sa part. Sachez que le succès d’une personne dépend en grande partie de sa capacité à être libre intérieurement. »

Un symptôme révélateur : « Le besoin d’être approuvé »

Laurent : – « Vous parlez souvent de devenir soi-même. cela m’interpelle. Que voulez-vous par cette expression ? »

Didier : – « C’est le coeur du problème (ou de la solution). La peur d’être jugé, la crainte du regard de l’autre, rechercher à être approuvé (sans le dire), être gentil (alors que l’on sent frustré), dire oui (quand on a envie de dire non), relève en grande partie par cette notion de vivre « comme un enfant ».

L’enfant est nécessairement comme ça car il a besoin d’éducation, de limite, de socialisation. En revanche, quand on est adulte, on devrait être le contraire.

Concrètement, quand vous décidez de changer de métier ou de vouloir vous mettre à votre compte, ou encore de vous lancer dans les étude à 48 ans, vous avez TOUT le loisir de le faire, si vous le DÉCIDEZ. Si vous ne le faites pas, parce que vous craignez que l’on vous prenne pour une personne ridicule, croyez-vous que vous sentez vous-même ?

Croyez-vous que vous êtes libre ?

Non, vous êtes « LES AUTRES ». J’entends par là que vous réagissez comme l’enfant de 3 à 7 ans. Rien de plus. Comme si vous aviez peur d’être grondé par je ne sais qui… Cessez de vivre de cette façon que Diable et ENFIN, soyez LIBRE d’être vous-même.

Laurent : – « Tout cela semble évident ce que vous dites »

Didier : – « Mais je vous rassure, ça l’est pour l’immense majorité des gens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, cette majorité est plus épanouie et dirige les autres. En revanche, c’est loin d’être le cas pour la minorité. celle qui se tait. Celle qui se débat dans les attitudes gentilles, les soumis, les craintifs dans leurs relations de travail ou ailleurs. »

« Enfin une méthode efficace qui vous délivre (vraiment) de la peur du regard des autres »

Laurent : – « Vous donnez plus qu’un espoir, Didier, avec votre méthode »

Didier : – « C’est le fruit de l’expérience. Rien de plus. Quand une personne se libère et devient un « Adulte Intérieur », elle devient pleinement, elle-même. Totalement, elle-même. Résolument elle-même. Parfois, c’est un diamant qui apparait sous le charbon.

Laurent : – « Belle expression ! »

Didier : – « Elle n’est pas de moi, (lol), c’est le titre d’un livre « Éveillez votre diamant brut ». Néanmoins, elle s’applique parfaitement à ce que je veux dire.

Laurent : – « Merci de vos explications et je suis certain que vous allez aider de nombreuses personnes à devenir Elle-même, puisque c’est votre expression favorite ».

«Les personnes qui ont peur du regard des autres vivent émotionnellement comme des enfants»

Laurent : – « C’est étonnant de parler d’enfant intérieur alors qu’il s’agit d’un problème qui concerne les adultes ».

Didier : – « C’est justement la raison. La personne qui a peur d’être jugée, qui craint le regard des autres, vit en elle comme un enfant sur le plan émotionnel.

Observez un enfant qui fait une page d’écriture. Il a parfois un regard craintif quand la maîtresse d’école s’approche de sa feuille de travail.

L’adulte réagit à peu près au même mode quand son chef, ou même un de ses collègues entre dans sa sphère de travail. »

Laurent : – « Voulez-vous dire que l’adulte réagit de façon excessive quand on le juge ? »

Didier : – « Je ne pense pas, je crois plutôt qu’il interprète mal la situation. Il s’imagine que l’autre le juge mal. Ce qui le met mal à l’aise. »

Laurent : – « Quelles sont les conséquences de ce syndrome de l’enfant intérieur sur la vie ? »

Didier : – « L’immense majorité des personnes que j’ai rencontrées qui souffrent de ce problème de l’enfant intérieur, manifestent des difficultés à s’affirmer.

Elles sont les « gentilles » comme on le dit souvent. Elles cherchent à êtretoujours consensuelles. Elles craignent par dessus tout le conflit. Ou bien ne savent pas dire non. »

Laurent : – « Être une personne consensuelle n’est pas un défaut ! »

Didier : – « Oui, sauf que si vous perdez la face, que vous êtes toujours le « dindon », vous terminerez à faire des tâches subalternes toute votre vie.

Ou, si vous parvenez à vous élever dans votre métier par exemple, vous pouvez passer à côté de votre vie en exerçant une profession qui ne vous plait pas. Et là, on parle de sentiment d’échec« .

« Quand on souffre de la peur d’être  jugé, on peut rater sa vie »

Laurent : – « Être libre ! Voila un mot clé, sans doute ? »

Didier : – « On touche en effet le point sensible. Le contraire d’un enfant intérieur, c’est être un adulte intérieur.

Je veux dire que se sentir libre, comme:

  • être LIBRE de choisir ce qui nous plait ;
  • être LIBRE de s’affirmer sur un sujet quelconque ;
  • être LIBRE de s’opposer à une autre opinion ;
  • être libre de décider ce qui est bon pour nous, relèvent de l’adulte à l’intérieur de nous.

Laurent : « Je vois, et la personne « enfant intérieur », ne se sent jamais libre, c’est bien ça ? »

Didier : – « Pire, elle est prisonnière… d’elle-même. Revenons à notre entrepreneur, il faisait un métier avec dégout. Rien, absolument rien ne l’empêchait de devenir sculpteur sur pierre.

Mais, en voulant ne pas froisser l’opinion du village, souhaitant (à tout prix) conserver une « belle » image de lui, il passait à côté de sa vraie voie… être sculpteur de pierre ».

Laurent : -« Est-ce une processus irréversible ? »

Didier : « Bien sûr que non !

Et, je le démontre chaque jour. Il est possible de devenir un « Adulte intérieur » et de pouvoir être soi-même.

Des solutions existent !

J’emploie pour cela une technique que j’ai appelé H.S.P, c’est à dire l’hypnose sensorielle participative.

« Refusez d’être ce que les autres attendent de vous ! Soyez- (enfin) vous-même »

Laurent : – « Pouvez-nous nous parler Didier de cette technique ? »

Didier : – « Oui, et j’aimerai vous parler de qui m’a indiqué la voie de cette technique. Je l’appellerai auto-thérapie. Parfois, une personne à qui j’ai appris la technique de l’hypnose sensorielle participative (ou H.S.P).

J’avais lu un livre il y a plusieurs années, « Vos Zones Erronées » de Wayne Walter DYER. Ce fût une révélation. J’ai compris – le pourquoi et comment – du problème de la peur d’un regard des autres. Je ne parle pas de la schizophrénie, qui elle, est une maladie qui doit se traiter avec l’aide d’un médecin. Non, je parle de cette peur sous-jacente, qui parfois paralyse et conduit la personne à ne pas s’affirmer.

  Laurent : – « Un livre vous a mis la puce à l’oreille de la solution ? »

Didier :- « Oui absolument !

Mais, je l’avoue je n’ai pas trouvé immédiatement LA solution, même si je commençais à comprendre que justement une partie erronée de l’esprit de la personne qui souffre de ce problème en est la cause. »

Laurent : – « Pourquoi l’hypnose ? »

Didier : – « L’hypnose en soi n’apporte pas de résultat. C’est un outil qui va ouvrir une porte. L’état d’hypnose est qualifié d’état émotionnel d’ouverture. Or, quand on est victime du syndrome de l’enfant intérieur, je le rappelle, on vit à l’intérieur de soi, comme un enfant.

Il est donc important de revivre quelques instants en présence de notre enfant intérieur. On va à sa rencontre en quelques sortes.  Ensuite, se passe une expérience de libération qui permet à notre enfant intérieur de reprendre SA place. C’est à dire dans notre vie passé. Là où il aurait d’ailleurs dû rester depuis que l’on est sorti de l’enfance. »

Source: https://academiedelinstant.com/presentation-jugementautrui/

 

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