image baré Marché Central de Baré

  • Héritage spolié par un héritier brutal et auto-désigné ;
  • Absence de  Conseil de Famille et de Jugement d’hérédité  depuis 25 ans ;
  • Familles divisées, enfants devenus clochards, veuves réduites à la mendicité ;
  • Soupçons de fétichisme, comme arme de dissuasion ;
  • Etc.

Voici un an que durent  des échanges entre quelques-uns des dix-sept  enfants de feu  Jacob TCHOUTAT et nous. Dans leur démarche, ils nous invitent à les assister dans la gestion d’une crise douce et douloureuse qui ronge leur famille depuis bientôt 25 ans (ndlr : le  24 Mars 1994, date du décès de leur papa). Dans les détails, nous avons toujours appris que leur papa a laissé des biens matériels et financiers assez importants, lesquels n’ont jamais été officiellement  identifiés et évalués mais restent injustement et illégalement exploités par deux personnes auto-désignés. Cependant faute d’un  CONSEIL DE FAMILLE et d’un JUGEMENT D’HÉRÉDITÉ, les frères et sœurs « dissidents » estiment que la justice devrait être saisie et les droits des uns et des autres connus. A la question de savoir ce qui les a empêché un quart de siècle plus tôt de porter l’affaire devant les tribunaux, les réponses varient et révèlent le mystère.

L’un d’eux réagit en disant que « toute initiative prise par l’un de nous dans le sens de réclamer justice, aurait coûté autrement à son initiateur (…» pour renchérir que l’un de leurs grands frères « TCHABO Georges, le plus courageux, le Martin-Luther King de la famille, paye aujourd’hui le prix de son audace (…) Brillant étudiant, enseignant et Consultant en France, il végète aujourd’hui à Baré puisque réduit à une existence médiocre, sans action, sans initiative, sans direction. C’est un homme mort d’esprit, bien que vivant dans la chair (…) impuissant devant la misère dans laquelle vivent trois des quatre veuves encore vivantes (…) ». L’autre plus expressif tranche  «Au lieu de discuter, ceux qui exploitent seuls les biens de papa utilisent des moyens non conventionnels pour réagir.(…) Il m’est parvenu du village que les services magico-occultes des pygmées avaient été sollicités pour réduire le grand Georges au silence(…). Vous comprenez notre méfiance doublée de prudence à aborder cette question »

QUI EST RÉELLEMENT GEORGES TCHABO ET QUE PENSE-T-IL DE LA QUESTION ?

Nous nous sommes rendus dans l’Arrondissement de BARE-BAKEM, département du MOUNGO, Région du LITTORAL avec pour objectif principal, celui de toucher du doigt certaines réalités qui collent à l’histoire rocambolesque de cette grande famille. Y étant nous avons rencontré et échangé avec M. TCHABO Georges. Ce grand homme que nous découvrons est, au vue de son CV que nous avons exploité, titulaire d’une Maîtrise en Sciences et Techniques Comptable et financière, obtenue à l’École  Supérieure des Affaires de l’Île 88-90 (France). Il est dans l’histoire, le premier Doctorant  noir spécialisé en PROSPECTIVE ET CONJONCTURE ÉCONOMIQUE à Paris Dauphine. Ce quinquagénaire très détendu, ancien élève du Lycée Technique et Commercial de Yaoundé il y a une quarantaine d’années, nous livre dans l’Entretien qui suit, sa position face à la crise qui mine leur famille.

ENTRETIEN

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Georges TCHABO

ODH: Que peut-on retenir de votre Identité ?

Georges TCHABO: (Hésitant, puis Sourire) Je suis  Georges TCHABO, marié et père de famille. Enseignant, Expert-Comptable consultant…Je crois que c’est suffisant pour me définir.

Indices de dépressions, de tension affective et d’émotion……

Bien sûr…Mais que fait-il dans ce village avec autant  d’aptitudes ?

J’ai eu deux chocs (familial et conjugal) dans la vie qui m’ont contraint à m’établir ici….Mais je m’abstiendrai d’en parler plus largement. Vous savez, les questions de ce genre ne se discutent pas au milieu de la galerie.

Une source proche de votre famille nous a fait comprendre que vous avez étudié et travaillé en France et votre retour au Cameroun répondait à votre vœu de contrôler la succession de votre papa décédé à votre absence au pays ?

Pas jusque-là, bon dieu !!! Qu’aurais-je gagné de grand en devenant héritier principal de mon père ? Que cacherait cette responsabilité en termes d’honneurs lesquels  d’emblée ne préoccupent même pas le Chercheur que je suis ? Non, c’est ne pas me connaître que de tenir des propos de ce genre-là…. Savez-vous ce que je gagnais comme  Enseignant à  l’École Nationale de Paris ? A l’École Hôtelière à Jean  DROUEN, 8è arrondissement à Paris ? Pouvez-vous évaluer mon revenu comme Consultant au sein du Cabinet TCHUISSEN Jean-Baptiste de Goussin-ville (Paris) ? Retenez néanmoins que mon retour au Cameroun n’avait aucune motivation successorale. Que cela soit dit une fois pour toute. C’est certes un plaisir d’être chez soi qu’ailleurs…Encore faudrait-il que les motivations d’un tel choix soient assez responsables pour ennoblir l’âme.

Prise en otage de la famille  Tchoutat

Parlant de cette succession et de tout ce qui gravite autour, qu’est-ce qui ne va pas dans votre famille ?

Le père décède en 1994. Il laisse quatre veuves et dix-huit enfants. Soit  dix  filles et huit  garçons. A ce jour, une veuve et un frère ne sont plus de ce monde. C’est comprendre tout le poids de la responsabilité qui incombe à celui qui devrait être désigné comme héritier principal. Je dis bien DÉSIGNÉ. Or qui désigne ? C’est le CONSEIL DE FAMILLE. De là, je puis vous dire que depuis 24 ans que dure notre séparation définitive avec notre père, aucun CONSEIL DE FAMILLE n’a jamais été tenu ou organisé, aucun CHEF DE FAMILLE et/ou HÉRITIER PRINCIPAL n’ont été désignés. Tout cela crée un mélange  de confusion, de distraction et de délation lequel ouvre la porte à la diversion et aux divisions internes.

Présomptions de corruption, du faux en écriture   et usage de faux…, etc.

Nous avons pourtant appris que vous avez un Chef de famille et un héritier principal ?

NON DÉSIGNÉS, mais AUTOPROCLAMES. Je leur droit du respect simplement parce qu’ils sont des frères, fils à mon père (l’un d’eux étant biologiquement un aîné) et non pas parce qu’ils seraient ce qu’ils croient être. Le socle familial est fragile, la peur de lever la tête et le désespoir hantent les esprits, les trois veuves misèrent et manquent de quoi se soigner pourtant elles ont soutenu leur époux, notre père, à bâtir toute la fortune qui porte aujourd’hui son nom…mais surexploitée  par un duo sans cœur, sans foi, ni loi. Que sont devenus les hectares de plantations du père pour que ses enfants n’aient pas droit aux soins de santé ? Que sont  devenus les fonds stockés dans des banques, pour que les veuves de papa soient réduites à la mendicité ?

Manifestations du fétichisme ou de l’Hypnose ?

Que deviennent donc ces multiples « batteries » que vous portez dans la tête, si jusqu’à ce jour, aucune action n’ait été engagée au niveau de la justice dans le sens de mettre hors d’état de nuire, ces frères qui de toute vraisemblance, auraient tout confisqué au point de « réduire les veuves de votre père à la mendicité » ?

(Silence)  Je vous comprends….Mais je crois savoir que votre initiative devrait nous aider à faire entendre notre voix auprès de cette Justice. C’est le vœu le plus profond que je formule auprès de vous. Je suis confronté à plusieurs pesanteurs qui limitent mon action et vous prie vivement de plaider pour nous.

L’appareil judiciaire est ici interpellé par ces victimes sans force et sans moyens…

Qu’attendez-vous concrètement de nous ?

Dénoncer l’injustice que nous subissons, plaider pour que la machine judiciaire s’implique dans la gestion  de nos problèmes familiaux. Nous sommes comme bloqués par je ne sais quoi et toute initiative de notre part et dans ce sens-là échoue toujours. Vivement qu’un CONSEIL DE FAMILLE soit organisé et que la procédure qui devrait s’en suivre serve à recréer l’harmonie, la tolérance et la collaboration franche et sincère parmi nous.

Entretien  conduit  par  Emmanuel  M.

[1] Tél. 680.716.513

 

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