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DZUEDIE NOUBISSI Bernard (DNB), Technicien de bâtiment de formation, sportif ayant évolué au sein de plusieurs championnats d’Elite de Football sur le continent, est notre Invité. Ce trentenaire dit être victime d’un abus d’autorité de la part du Commandant de la Brigade Territoriale (CBT) de Gendarmerie de MOUBAN[1] qui lui a arraché la Carte Nationale d’Identité voici trois mois. L’entretien qui suit est révélateur du grand mal dont souffrent de nombreux usagers de la route.

[1] Située à 30Km de  Garoua-Boulaï sur la route de Bertoua

ENTRETIEN

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DZUEDIE NOUBISSI Bernard

ODH : Vous accusez là un Chef d’unité…Quels sont ses nom et grade ?

DNB : Ne me demandez surtout pas sa filiation, puisque rarement ces policiers et gendarmes qui agissent  sur la voie publique se présentent aux usagers et aussi, portent-ils rarement des badges d’identification. De mon bourreau, je retiens avec conviction qu’il est bel et bien le CBT de MOUBAN.

Comment arrive l’incident ?

Il est environ 10h de la journée, le jeudi 10 Mai dernier, lorsque le CBT en personne interpelle le véhicule à bord duquel je me trouvais. Après le contrôle d’usage, non seulement il a en main ma  CNI, mais me charge de faire pression sur le Chauffeur afin que celui-ci lui présente ses pièces de véhicule. Ordre que je refuse d’exécuter  tant je n’en ai pas  qualité. C’est dans ce climat  tendu qu’il quitte les lieux emportant ma CNI et sans le moins inquiéter le Chauffeur qui apparemment se fichait du CBT.

Pensez-vous qu’une scène comme celle-là est suffisante pour crédibiliser vos propos ?

Je vous dis ce que j’ai vécu. En plus, est-ce ma faute si le Chauffeur refuse d’obtempérer ? Où se trouvaient les pouvoirs coercitifs du CBT, auxiliaire du  Procureur pour n’avoir pas contraint outre mesure le Chauffeur à se présenter ? Et s’il avait des charges contre moi, eut-il besoin de retenir ma carte, plutôt que de me coffrer ? Voyez-vous !!!!!

Et si le CBT mis en cause remettait en question votre accusation ?

Qu’il n’ose même pas, puisque j’ai des preuves palpables contre lui. Il lui sera difficile de s’en sortir. Avoir la filiation  d’un individu n’est pas suffisant pour le traquer… Ne pas en avoir ne constitue guère un blocage dans toute action que l’on voudrait engager contre lui. C’est vous dire que je connais mon bourreau et il aura intérêt à collaborer au cours des Enquêtes.

Une fois le 10 Mai passé, quelles dispositions avez-vous prises pour rentrer en possession de votre CNI ?

Je ne vous les livrerai pas en détail, cependant sachez que j’ai épuisé tous les moyens pacifiques qu’un homme épris de paix est susceptible d’utiliser. Tous sont restés vains au bout de plusieurs voyages entre ici (Yaoundé) et la Région de l’Est. L’attente semble plus longue que prévue et j’ai le devoir de prendre mes responsabilités.

Au bout de cette hémorragie financière, pour une CNI dont le coût est de loin moindre par rapport aux dépenses que vous faites autour de cette affaire, n’est-il pas, nous suggérons, mieux de classer l’affaire et vous faire faire établir une autre CNI ?

Quoique cela me coûterait,  Je suis la énième victime[1] et  obligé de crier  pour que plus jamais ça.

Qu’attendez-vous de nous ?

Publier cet entretien en attendant que je saisisse le Justice.

Nous vous remercions !

Entretien réalisé  le  30 Juillet 2018  à Yaoundé

Par ISSA MOHAMADOU

 

[1] Cas identique survenu à Kousseri et pour lequel notre dénonciation est restée  vaine jusqu’au décès de la victime il y a bientôt un an:

https://psydh.com/2016/11/04/cameroun-kousseri-un-officier-de-police-en-service-au-commissariat-central-confisque-et-conserve-la-cni-dun-citoyen-depuis-le-26-juin-dernier/

 

http://psydh.com

 

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