Le  03 Avril 2018, M. ABBA MAHAMA  nous accordait une interview [1] relative aux « détournements de l’Assistance des ONG internationales ».  Dans sa diatribe, le sexagénaire profondément déçu énumérait de manière succincte des  illustrations  du vol perpétré par des  « auxiliaires » de ces ONG. Entre-autres, clamait-il  « INTERSOS après  la distribution gratuite des Actes de Naissance au cours d’une cérémonie, aurait confié le reste qui devrait être remis aux absents. Quelques uns m’ont fait comprendre qu’ils ont versé la somme de 1000f en contrepartie dudit retrait. ».

Droit  de Réponse d’INTERSOS

A

Monsieur le Chef du Bureau Grand Nord de l’Observatoire des Droits de l’Homme    BP 172 Mora

N0……………….L/CJM/CB/CM/18

Objet : Exercice du droit de réponse à un article

Monsieur le chef de Bureau,

A la suite d’une attention particulière et de beaucoup d’accusations non fondées et malveillantes de la part de votre association dans un article paru dans PSY ET DROITS DE L’HOMME le 03 Avril 2018 et intitulé  « Cameroun- Extrême Nord: Nouveaux Détournements de l’Assistance des ONG Internationales. Révélations… » dans lequel INTERSOS fut directement mis en cause,

Je viens par la présente faire usage du droit de réponse que je vous demande de publier dans les mêmes conditions et ce conformément à l’Article 53 de la Loi N090/052 du 19 Décembre 1990 relative à la liberté de la communication sociale au Cameroun.

En effet, l’article incriminé faisait apparaître que « INTERSOS après  la distribution gratuite des Actes de Naissance au cours d’une cérémonie, aurait confié le reste qui devrait être remis aux absents. Quelques-uns m’ont fait comprendre qu’ils ont versé la somme de 1000 FCFA en contrepartie dudit retrait. »

Or, INTERSOS conteste vivement ces allégations qui portent atteinte à son honneur et tiens par conséquent à vous faire les mises au point suivantes :

  • Par rapport aux activités de documentation, compte tenu du fait que d’autres ONG et les élites du canton ont ciblé Kourgui pour l’appui à la documentation civile cette année, INTERSOS a jugé préférabe d’orienter ses activités liées à la documentation dans d’autres zones afin d’éviter les doublons.
  • Les actes de naissances ont été distribués par INTERSOS courant mois de Juin-Juillet 2017 par le moniteur de la zone sans aucune cérémonie et ces actes ont été remis en mains propres par le moniteur sans aucun frais. Cela a d’ailleurs été confirmé par vous-même.

Cela étant, je vous réitère l’obligation de publier intégralement ce droit de réponse dans le site WordPress.com en prenant soin de ne pas faire allusion à d’autres partenaires sur lesquels pour prétendez reposer les allégations. Dans le cas contraire INTERSOS se réserve le droit de faire prévaloir ses droits.

Dans l’attente, veuillez croire, Monsieur le Chef de Bureau, à l’expression de ma vive émotion pour la légèreté professionnelle avec laquelle les informations ont été traitées et diffusées.

Pour INTERSOS,

Le Chef de base

L’EXTRAIT DE NOTRE   PUBLICATION  QUI  FAIT ORAGE 

« INTERSOS après  la distribution gratuite des Actes de Naissance au cours d’une cérémonie, aurait confié le reste qui devrait être remis aux absents. Quelques-uns m’ont fait comprendre qu’ils ont versé la somme de 1000 FCFA en contrepartie dudit retrait. »[1]

DECOMPOSER  POUR MIEUX APPRECIER

Cet extrait peut être disséqué comme suit :

  • INTERSOS après  la distribution gratuite des Actes de Naissance;
  • au cours d’une cérémonie;
  • aurait confié le reste qui devrait être remis aux absents;
  • Quelques uns m’ont fait comprendre qu’ils ont versé la somme de 1000f en contrepartie dudit retrait.

OU EST LA LEGERETE DANS LE TRAITEMENT DE L’INFORMATION ?

(Comprendre le choix des mots de notre  Invité)

  • « La distribution gratuite des Actes de Naissance » Est-ce mensonger, puisqu’INTERSOS affirme distribuer gratuitement des Actes de naissance ?
  • « au cours d’une cérémonie » Cet extrait pose problème justement  parce qu’INTERSOS n’a jamais organisé de cérémonie à ce type d’occasion. C’est ce que nous avons appris au cours de nos échanges. Cependant, si cela est faux pour  INTERSOS, c’en est vrai dans les faits, puisque la distribution de ces Actes, telle que décrite par notre invité, s’est déroulée en sa présence dans une solennité particulière.
  • « aurait » : Est un indicateur  de la prudence  dont fait preuve l’invité qui ne dispose pas de moyens plus sophistiqués pour procéder à une enquête scientifique de ce qu’il a entendu. L’usage du Conditionnel est-il le reflet d’une légèreté dans le cadre d’une dénonciation ou simplement un indice d’amateurisme ? N’est-ce pas une Invitation à ceux qui s’en trouvent directement concernés de procéder à une Enquête ?
  • « Qu’ils ont versé la somme de 1000f en contrepartie dudit retrait»
  • Si notre Invité n’a jamais remis en question le fait qu’INTERSOS distribue de manière gratuite des actes de naissance ;
  • si nous avons reconnu que cette ONG n’en a jamais organisé des cérémonies ;
  • si elle-même reconnaît n’être pas la seule ONG à Mora à s’impliquer dans le processus d’émission des Actes de Naissance, lorsqu’elle déclare dans son droit de réponse que « Par rapport aux activités de documentation, compte tenu du fait que d’autres ONG et les élites du canton ont ciblé Kourgui pour l’appui à la documentation civile cette année, INTERSOS a jugé préférable d’orienter ses activités liées à la documentation dans d’autres zones afin d’éviter les doublons » ;
  • Si notre Invité  dans ses propos n’accuse aucune ONG d’avoir en échange de ses Services, récupéré de l’argent aux usagers ;
  • Si notre Invité de manière tacite pointe d’un doigt accusateur, ceux-là, non employés d’une ONG, d’avoir perçu de l’argent en contrepartie de la transmission des Actes de naissance aux  ayants droit  absents à la distribution gratuite;

               Nous voudrons bien savoir ce qui fâche l’ONG  INTERSOS pour laisser libre cours, aux propos offensants et très hautains à notre endroit.

           Que veut dire « mission de dénonciation » dévolue aux Organisations des Droits de l’Homme, si ce n’est autre que celle de « signaler à l’autorité, de signifier par voie légale » des faits anormaux afin que celle-ci procède aux investigations ? Devrait-on ne pas souligner que des ONG et plusieurs Services de l’appareil de l’Etat,  ont de manière régulière procédé aux enquêtes à la suite de nos multiples dénonciations sans  proférer la moindre menace à notre endroit? Pourquoi pas  INTERSOS qui se presse à remettre en question  sous un ton railleur et sarcastique notre professionnalisme, là où elle aurait mieux fait de procéder à la recherche des preuves à défaut d’exiger de nous, le devoir de préciser sur notre site que des « actes de naissances ont été distribués par INTERSOS courant mois de Juin-Juillet 2017 par le moniteur de la zone sans aucune cérémonie et ces actes ont été remis en mains propres par le moniteur » ?

INTERSOS ne sera jamais notre directrice de conscience…..

Que cela soit clair !

 

[1] psydh.com/2018/04/03/cameroun-extreme-nord-nouveaux-detournements-de-lassistance-des-ong-internationales-revelations/

 

http://psydh.com

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