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              Jude  MBINCHU  WUMESSI, Gendarme  matricule 26 128,  en service au 33è  Escadron de  la Légion de Gendarmerie du Logone et Chari, est radié des effectifs du Ministère de la Défense, après avoir  froidement  abattu trois gendarmes et une civile de la même unité le 14 Juillet 2017. La nouvelle qui est diffusée  par un portail[1] Camerounais  dans son édition du 27 septembre 2017, précise que les motifs avancés par  S.E Jean-Baptiste BOKAM, Secrétaire d’État à la  Défense (SED) se résument  en  deux points : assassinat (de trois camarades d’arme et une employée civile de la gendarmerie) et Violation de Consigne. Dans la même logique, le Communiqué du SED rappelle que ladite radiation a pris effet le 14 Juillet dernier, jour de la commission du crime. Si d’emblée cette décision ne surprend  personne, encore moins le concerné, fort est de noter que son timing affiche des fissures qui mettent au grand jour trois maux : PRÉCIPITATION,  DISCRIMINATION,  CONTRE-PRODUCTION.

PRÉCIPITATION

Cette décision qui dans  le fond ne pose aucun problème, puis qu’inéluctable, reste néanmoins diversement interprétée. Cela peut s’expliquer au niveau de sa programmation et de ses répercussions à long terme. M. BELLO YAYA, cadre de l’UNDP[2]  parlant de la radiation du quadruple meurtrier de KOUSSERI, estime que «  c’est aller très vite, au moment où le concerné n’est même pas encore jugé. (…) Il est  certain qu’il  sera indiscutablement condamné, mais qu’est-ce qui se cache derrière le crime ? Est-ce que les révélations du jeune Gendarme, au vue des P.V d’enquêtes minutieusement exploités, ne seront-elles pas suffisantes pour entamer la responsabilité de sa hiérarchie, qui, pour s’en défendre, décide de le faire juger comme civil et non comme militaire  ou gendarme qu’il  a été ? ». Avis presque partagé de Madame AMAYA, Enseignante et membre du MRC[3] qui pense quant à elle que, « la décision du SED de radier le grand tueur de Kousseri est enveloppée de beaucoup d’émotion qui cachent  la fébrilité de la hiérarchie de la gendarmerie à la veille du procès trouble-fête de ce jeune gendarme frustré qui dira tout (…) Comment interprétez-vous la rétroactivité de trois mois, de la décision qui le radie des effectifs des armées, assortie de l’obligation de renvoyer d’urgence (avant le Procès ?) Sa Carte Professionnelle ? (…) Un mystère qui ne devrait pas entourer une affaire aussi sensible dont les articulations ont été  fortement médiatisées ». Au-delà de ce qui précède, nous autres pensons qu’une décision comme celle-là, devrait être prise soit après le verdict de la Justice, soit après que des experts Psychiatres, aient déposé leurs  rapports médicaux justifiant le bon état de santé mentale du gendarme, au moment il commettait le crime. Or, à regarder de près, tous les indices nous rassurent de ce que la piste médicale n’a du tout pas été exploitée. C’est comprendre  que Cette décision logiquement tombe sous le coup de la précipitation. Décision réellement hâtive que le patron de la Gendarmerie Nationale ne s’est pas caché de souligner que celle-là a pris effet le 14 juillet, jour où survient le drame. Alors, comment peut-on avec cette impétuosité dans l’action, ne pas céder à une mauvaise appréciation ? C’est admettre une fois de plus que les  motivations à la base ne sont donc pas assez solides pour convaincre. Elles ne le seront jamais dès lors que, tout porte à penser que le plus important est de « punir » le meurtrier. Et après ? En quoi une telle décision mettrait-elle en sécurité les prochaines (non souhaitées, mais probables) victimes du même ordre ? Voilà toute la question dans un corps de métier où des bavures de ce genre sont de plus en plus récurrentes, à la seule différence qu’en dehors du cas qui nous préoccupe, les meurtriers se donnent aussitôt la mort ? Que devraient faire d’autres chefs militaires afin de ne pas subir le même sort que le Capitaine feu ONDOUA ONDOUA, la principale victime de Jude  MBINCHU  WUMESSI ? Que doit-on faire pour que d’autres psychopathes comme ce serait le cas de Jude  MBINCHU  WUMESSI  n’émergent des rangs et commettent les mêmes bêtises ? Voilà la préoccupation majeure qui mérite d’être étudiée et exploitée.

DISCRIMINATION

En décidant de radier le gendarme Jude  MBINCHU  WUMESSI, le SED a voulu logiquement annoncer les couleurs en mettant en garde d’autres « Jude  MBINCHU  WUMESSI » qui dans les rangs, pensent poser un autre jour le même acte. Une manière de leur dire que la réplique sera sans merci quelle que pourrait être l’issue d’un quelconque procès ou d’un éventuel rapport médical. C’est être là dans son rôle. Et de là, en ré-exploitant les mobiles de la décision, rien de nouveau ne devrait nous surprendre. Il s’agit ni plus, ni moins d’ « Assassinat et de violation de consigne ». Assassinat ici s’entendent des gendarmes y compris un Officier..Et c’est ici que le germe de la discrimination apparaît. Lorsqu’un militaire a tué des civils, il est quelquefois embastillé ou simplement remis en liberté. Pour preuves non exhaustives :

  • Le 11-11-2015 à KOUSSERI, Un Caporal abat froidement M. Abdoulaye MAHAMAT, un tôlier quinquagénaire. A cette date, Il n’est pas radié.
  • Le 01-12-2012 à Maga (Mayo-Danay), Un Capitaine du B-I-R abat froidement un jeune Lycéen, pris pour rival. Il n’a pas été radié et a bénéficié d’un avancement en grade.
  • Le 24-11-2011 à GOUDJOUMDELE (Mora), BABAGINDA élève du Lycée de ZOUELVA est froidement abattu en coaction par un Sergent et 1ère Classe du 32è BIM de Mora (devenu 42è BIM) dont nous taisons les noms. Six après, ils n’ont jamais été radiés.

 

Et des exemples dans ce sens abondent et confirment la démarche quelque peu discriminatoire de la hiérarchie militaire qui réduit en sous-humain des victimes-civiles des abus des militaires. Il n’est pas inutile de remarquer qu’entre militaires, le traitement reste aussi diffus qu’inégalitaire selon que l’on serait officier ou non… «  Mon frère et ami d’enfance WADI GLAZO Gabriel jeune soldat dans les années 80 a tué involontairement et par accident de la route, un lieutenant à Koutaba (…) après enquêtes, il avait été purement et simplement relâché mais affecté(…) Entre le grade de sans galon et caporal-chef, il a été révoqué deux fois avant d’être réintégré, puis nommé deux fois (caporal et caporal-chef), avant d’être chassé(…) » nous confie OUSMANOU, chauffeur de Car qui estime que c’est de la discrimination de traiter certains militaires furent-ils des officiers avec plus de considération que leurs subalternes. Autre témoignage de ce douanier à la retraite qui a requis l’anonymat : « Je suis témoin oculaire du meurtre en 2013 de M. Irénée, Infirmier diplômé d’État, un MOUDANG froidement abattu sur sa moto en arrêt, par un gradé du Camp militaire de Mora en plein après-midi non loin de la boucherie (…) Il y a plus de six mois  je l’ai revu circuler librement et en uniforme dans la ville (…) » avant de chuter plus que déçu «  j’étais en service à Dabanga, lorsqu’en novembre 2008, l’Adjudant Moussa GARBA, du poste de Gendarmerie d’AFADE est froidement abattu (…)les témoins gendarmes avaient affiché beaucoup de contradictions dans leurs déclarations (…) Une enquête cousue de mensonges (..) Mais la hiérarchie militaire a préféré fermer les yeux sur cette affaire qui est restée sans suite dix ans après (…) »

CONTRE-PRODUCTION.

L’expérience qui tient en haleine le public de Kousseri le 14 juillet dernier, mérite d’être perçue comme faisant partie des régressions morales dans ce corps de métier naguère exempt de tout reproche. Parler de meurtre nous semble dès lors insuffisant puisque de manière récurrente, meurtre et suicide vont de pair et semblent reposer presque sur les mêmes motifs. Vu donc sous cet angle, le cas de Jude  MBINCHU  WUMESSI vient compléter une liste assez longue et douloureuse de meurtres et suicides survenus dans le milieu militaire. Et de facto, mérite d’être abordé dans un esprit de recherches, d’investigations allant dans le sens de comprendre et d’apprivoiser le mal. Ce n’est donc pas la radiation de ce Gendarme qui compte puisque contreproductif, mais la sagesse que l’on aura tirée de cette expérience…Ce n’est même pas une hypothétique exécution sur la place publique qui ferait peur aux « lieutenants » du quadruple meurtrier de KOUSSERI, qui somme-toute se serait donné la mort après son forfait. Le meurtre en série de Kousseri de l’Été dernier devrait être plutôt un « donné à penser », un « donné à réfléchir », etc.  Et du moment où, ce meurtrier ne s’est pas donné la mort comme l’ont fait ses aînés et prédécesseurs militaires,  la hiérarchie militaire aurait gagné à retarder sa condamnation et sa radiation. Besoin de l’exploiter à fond et appréhender au mieux le mystère qui couve cette exceptionnelle « bravoure ». Que sait-on des paramètres psycho-médicaux qui sous-tendent ce forfait ? Comment  s’en servir au moment du recrutement dans l’armée Camerounaise ? Comment en faire usage au niveau de la gestion des Ressources Humaines dans un cadre préventif ?

SUICIDES et MEURTRES PAR  ET CONTRE  DES MILITAIRES

Répertoriés entre 1986 et 2017

 

 

Noms

 

Grade

 

Unité

Ville et Année de

du crime…

  SUICIDES
1.        AKAM FOUDA Richard Bertrand Capitaine

Gendarmerie

SEMIL

Kousseri

YAOUNDE

2012

2.        ATEBA Adjudant Forces Terrestres Yaoundé YAOUNDE

2006

3.         Claude Sergent-chef

Armée de l’air

BASA. Douala BUEA

1998

4.        ESSOMBA Roger Capitaine  de Corvette Garde Présidentielle

Yaoundé

YAOUNDE

2011

5.      o EYONG TAMBONG EBOT Colonel COMBRIM

Bamenda

BAMENDA

2015

6.        FUSI  Alexander Chef de Bataillon RQG

Yaoundé

BABANKI- 1986

(BAMENDA)

7.      Gr Gradé[4] Non identifié par nos soins. 42è BIM-Mora MORA

2014

8.        LABAWO Abraham sergent BC

Bamenda

WUM – 1987

(BAMENDA)

9.        NUH Emile[5] Caporal Sapeur Pompier

Kousseri

KOUSSERI

2016

10.    TCHOKOUN-

TCHEU Lazare

Commissaire

de Police

Yaoundé YAOUNDE

2012

   
MEURTRIERS
1.        AKAM  FOUDA Capitaine de gendarmerie SEMIL

Kousseri

YAOUNDE

2012

2.      C Claude Sergent-chef

Armée de l’air

BASA – Douala BUEA- 1998
3.        Eléments du BIR[6] Non identifiés BIR- Kolofata MORA – 2017
4.      C Gradé Non identifié par nos soins. Sa sécurité oblige 42è BIM-Mora MORA

2014

5.        KOTPOL[7] Sergent BSA- TIKO MORA – 2017
6.        MANGA Jonathan Apollinaire Caporal 41è BIM

Kousseri

KOUSSERI

2015

7.        NDIFON  Elvite Sergent BIR- Mora MORA

2016

8.        NUH Emile Caporal Sapeur Pompier

Kousseri

KOUSSERI

2016

9.        SANPON Harrison Cyrille 2è Cl 1er BIR-

Maroua

MOKOLO

2017

10.    Sous-officier[8] Adjudant Brigade de Gendarmerie TIKO TIKO

2014

11.    Un Gradé Non identifié par nos soins. 42è BIM-Mora MORA- 2013
12.    WINGA Goulotte Daniel 2è cl BIR-Limbe DOUALA

2017

13.    WUMESSI  MBINCHU Jude Gendarme Escadron Gend.

Kousseri

KOUSSERI

2017

OBSERVATION

LES SUICIDES

  • Nous avons répertorié dix (10) Cas de suicide en l’espace de 30 ans ;
  • C’est au soir des années 80 que les premiers suicides sont enregistrés dans l’armée Camerounaise (dans la limite de nos enquêtes) : Les deux cas surviennent dans le Nord-Ouest.
  • La deuxième décennie du XXIè siècle est dense en Suicides et compte parmi ses victimes : 4  Officiers et Un Gradé. Avec la moyenne d’un Suicide par an depuis 2011.
  • Le Nord-Ouest et le Centre sont des terrains fertiles aux suicides : 07 cas en tout avec dans les rangs, un Sergent et le reste tous des Officiers.
  • L’Extrême-Nord n’a connu deux suicides dont un réussi, un Caporal originaire du Nord-Ouest.

LES MEURTRES

  • Parlant exclusivement de meurtres (et non des assassinats), nous dénombrons en dix-neuf (19) ans, 1998-2017, douze cas de meurtres et une tentative.
  • L’Extrême-Nord détient la palme d’or avec huit cas, soit : KOUSSERI=4 ; MORA =3 ; MOKOLO=1, le SUD-OUEST=2 ; YAOUNDE et DOUALA témoin chacun d’un cas. Soit deux meurtres en moyenne chaque deux ans.
  • Les éléments du B.I.R[9] passent pour être les plus grands meurtriers. 6 meurtriers sont issus du BIR. 03 sont du BIM, 03 de la gendarmerie et 01 de l’Armée de l’Air.

COMPRENDRE CES MEURTRES ET SUICIDES

Ce qui précède est un signal fort qui nous rappelle qu’entre 2011 et nos jours, le rythme de violences exprimées par des Meurtres et Suicides, est dense dans les milieux militaires. Et parallèlement le Cameroun occupe[10] la 5è place africaine et la 19è mondiale derrière la Centrafrique, Le ZIMBABWE et devant les USA, CHINE, le NIGERIA et autres pays africains. Ce classement est celui du taux le plus élevé des suicides par an.  Comment les comprendre ? Dans une évaluation du Portrait psycho-caractériel des suicidés, voici ce qui en découle :

PORTRAIT  PSYCHO-CARACTERIEL

SUICIDES :

  • AKAM FOUDA Richard Bertrand: Très altruiste, dévoué, mais Impulsif, autoritaire, franc et direct, mélancolique avec naturellement une existence prédisposée aux accidents et vraisemblablement une existence physique et matérielle sous hautes menaces d’extinction.
  • ATEBA: autoritaire, franc et direct, nerveux, rigide, vie conjugale déséquilibrée puisque perturbée, égocentrique, dubitatif et très émotif.
  • ESSOMBA Roger: autoritaire, rigide, santé prédisposée au surmenage et à la dépression, très altruiste, émotif et sensuel avec existence physique et matérielle sous hautes menaces d’extinction.
  • EYONG TAMBONG Ebot: Homme ouvert, compréhensif mais très rigoureux, égocentrique avec néanmoins de bonnes et grandes aspirations humanitaires.
  • FUSI Alexander : Très autoritaire, dubitatif, discret, tendance à la solitude, distant et froid. Vie intérieure très dense. Vie conjugale perturbée.
  • LABAWO Abraham : Autoritaire, dubitatif, impulsif, entêté, troubles sexuels..
  • NUH Emile: Timide, distant et presque froid, vie sentimentale instable et trouble, impulsif, entêté, troubles sexuels.
  • TCHOKOUNTCHEU Lazare : Distrait, santé prédisposée au surmenage et à la dépression. Autoritaire, dubitatif, franc et direct. Très sensuel et émotif.
  • AKAM FOUDA Richard Bertrand: Très altruiste, dévoué, mais Impulsif, autoritaire, franc et direct, mélancolique avec naturellement une existence prédisposée aux accidents et vraisemblablement une existence physique et matérielle sous hautes menaces d’extinction.
  • KOTPOL: Déficit de caractère, distrait, sédentaire, égocentrique, adepte culte du l’amitié, vie sentimentale confuse et déséquilibrée malgré son sens de la famille assez développé, autoritaire, entêté et impulsif…
  • MANGA Jonathan Apollinaire: Troubles sexuels, généreux, sens de la famille, très ambitieux et moqueur, émotif et autoritaire.
  • NDIFON Elvite : Déficit de caractère, dubitatif, entêté, impulsif, insubordonné, etc.
  • NUH Emile: Timide, distant et presque froid, vie sentimentale instable et trouble, impulsif, entêté, troubles sexuels.
  • SANPON Harrison Cyrille: Distant, moqueur, très distrait, émotif et forte tendance à la solitude.
  • WINGA Goulotte Daniel : Vie sentimentale déséquilibrée. Être émotif et mélancolique, santé psychique fragile et très sensible.
  • WUMESSI Jude : Émotif, distant, dubitatif, tendance très prononcée à la solitude. Santé prédisposée à l’hypertension artérielle. Se soumet difficilement.
  • CLAUDE : Aucun renseignement sur ce Sergent-chef de l’armée de l’air qui a exécuté ses trois enfants avant de se donner la mort. Au prétexte de rompre avec Clara, son épouse, employée des PTT à Buea.
  • Le GRADE de Mora : Aucune information détaillée sur lui. Il est décédé en prison après avoir séjourné à l’hôpital pour guérir des balles perdues qu’il s’était donné au moment de son suicide manqué.

DES CAUSES SCIENTIFIQUES DU SUICIDE

Elles sont autant nombreuses que difficiles de cerner. Une Etudes menée à Lyon et St Etienne en France en 2006 fait penser que « le suicide concerne majoritairement les hommes. Ils sont deux fois plus nombreux que les femmes à mettre fin à leurs jours. »  Pour le Pr. Michel DEBOUT, président de l’Union nationale pour la prévention du suicide de la France, « les hommes sont plus souvent en rupture sociale et familiale que les femmes et ont moins recours à un soutien médical ou psychologique (…) C’est peut-être là un début d’explication. Enfin, ils utilisent des moyens plus violents pour mettre fin à leurs jours ». Alain SOUSA de souligner que « Les psychotropes et notamment les antidépresseurs sont les incontournables de l’armoire à pharmacie des suicidés : entre 30 et 60 ans, plus de 60 % des hommes et près de 90 % des femmes suicidés prennent des psychotropes. Les hypnotiques (somnifères) et tranquillisants sont aussi surconsommés dans les six mois précédents le passage à l’acte ». Le  Site  PASSEPORT SANTE quant à lui estime qu’un « Un corpus important d’études sur le suicide ont permis de mettre en évidence de nombreux facteurs influant sur le passage à l’acte et sur le suicide lui-même :

  • L’état atmosphérique (les dépressions barométriques brusques et l’hypotension électrostatique sont dépressive et vagotoniques)
  • La géodémographie (on se suicide plus dans les villes que dans les campagnes, et davantage dans certaines régions)
  • L’âge (le suicide augmente avec l’âge)
  • Les crises physiologiques (menstruation, ménopause, andropause, puberté… Une plus grande fréquence du suicide a été relevée dans la période prémenstruelle, avec pour maximum le premier jour des règles.)
  • La perte des sens
  • L’hérédité (attention : l’héritage porterait sur la pathologie psychotique à l’origine du suicide, non sur la conduite suicidaire)
  • La constitution mentale (certaines dispositions caractérielles comme l’impulsivité, l’émotivité et la labilité affective, mais pas l’intelligence, prédisposent davantage aux réactions suicidaires)
  • Les expériences malheureuses, les échecs, les situations conflictuelles, les événements occasionnels apparents (deuil, problèmes d’argent, rivalité, etc.)
  • La distribution hebdomadaire (on se suiciderait davantage le jour correspondant à la reprise du travail)
  • La famille (la fréquence est plus élevée chez le est plus élevée chez les célibataires que chez les gens mariés, chez les veufs que chez les gens mariés, chez les gens mariés sans enfants que chez les gens mariés avec enfants)
  • La profession (il y aurait plus de suicides dans les classes supérieures et moyennes que dans les classes inférieures)
  • Les événements politiques, sociaux, économiques. »

Le SUICIDE DANS LE CONTEXTE CAMEROUNAIS

Ce qui précède est parlant à plus d’un titre et corrobore avec le test psycho-caractériel des suicidés et meurtriers plus haut. Ce test nous a fait constater que tous les suicidés, excepté le Colonel  EYONG, furent des personnes autoritaires, impulsives, entêtées et émotives. Toutes observations qui s’arriment aux réalités occidentales selon lesquelles, « La constitution mentale (certaines dispositions caractérielles comme l’impulsivité, l’émotivité et la labilité affective, mais pas l’intelligence, prédisposent davantage aux réactions suicidaires) ». Pourquoi ne pas y voir, l’aspect géodémographique du moment où, nous constatons comme l’indique notre tableau des  Pages 4 et 5 que le plus grand nombre de suicides s’est produit à Yaoundé et Bamenda, villes dont la démographie est de loin plus élevée que celle de BUEA ou de KOUSSERI, ayant elles aussi été le théâtre de suicides ? De là, à quel niveau se situerait donc  la ligne de démarcation entre le Cameroun, 19è mondial en taux de suicidés et le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Tunisie, la France, la Chine, les USA, etc. connus pour leur avance sur les plan démographique et industriel, avec une urbanisation plus moderne, mais  beaucoup mieux classés ?

C’est le lieu pour nous de comprendre qu’en marge de l’approche scientifique, il existe bien d’autres facteurs qui permettent de justifier ce phénomène. Entre-autres pistes, nous citerons la psychogénéalogie qui est une « ouverture sur le monde de nos ancêtres, alliant à la fois la généalogie et la psychologie ». Cette discipline qui dans son expression peut se résumer en  « plus ça change, plus c’est pareil », a permis de comprendre le mystère dissimulé dans le thème des célèbres familles telles que :

  • KENNEDY, marquée depuis plusieurs générations par des morts tragiques ;
  • MONACO, souffrante des amours malheureuses et compliquées ;
  • BARBARA (la Chanteuse), touchée à plusieurs étages générationnels par l’inceste ;
  • Aloïs SCHICKLGRÜBER HIEDLER (de père juif et géniteur d’Adolf Hitler), minée par l’antisémitisme séculaire et l’infidélité légendaire ;

Autant le souligner pour préciser qu’au vue de nos recherches furent-elles partielles,  la plus part des suicidés et meurtriers ne sont pas pour leurs familles, les premiers à poser ce type d’actes. Les GÉNOGRAMMES familiaux que nous avons dressés avec le soutien de certaines familles concernées, prouvent qu’au commencement, les discordes qui polluent nos familles préparent plus d’une personne à toutes sortes d’échecs : Divorces, crimes, révélations de secrets de famille, rancœur, adultère, enfants naturels, enfants adoptifs),SIDA, Coqueluche, folie, prison, syndrome d’anniversaire, naissance de jumeaux,  etc. sont autant de signes pas négatifs en fait, mais indicatifs des moments difficiles qui pointent à l’horizon.. D’où l’importance de l’Unité de chaque CONSTELLATION FAMILIALE qui reste une roche-mère incontournable de toutes les belles aventures de la vie. Nombreux sont ces suicidés et meurtriers qui sont reliés à un arbre généalogique « habités » par des ascendants qui ont posé les mêmes actes que ceux qui leur sont reprochés aujourd’hui. A défaut simplement de s’être livrés à corps perdu aux séances et rituels spirites dont les conséquences sont perçues aujourd’hui comme un effet de boomerang. Toutefois, par respect de la mémoire de ces suicidés et de leurs familles respectives, nous nous abstiendrons d’en faire large commentaire de ce qui découle de nos Consultations. Ce qui reste néanmoins important tient à ce que, chacun puisse faire au quotidien l’effort de se connaître. Le « Connais-toi toi-même » s’impose comme une clef de décryptage de nos problèmes. Aussi, comme nous rappelle-t-il  C. JUNG «  tout ce qui ne remonte pas à la conscience, revient sous forme de destin ». Il faudrait donc tout appréhender, puis apprivoiser afin de limiter au maximum, les surprises désagréables qui nous sont dictées par l’hypothalamus.

COMMENT « NETTOYER » LE MILIEU DES ARMÉES DE CE PHÉNOMÈNE DE SUICIDES ET DE MEURTRES ?

Si l’application de la Charia était suffisante pour imposer ordre et discipline dans la cité, l’Arabie Saoudite et autres Etats Islamo-théocratiques seraient des lieux par excellence de sécurité. Pourtant tel n’en est pas le cas. C’est l’occasion de dire qu’aucune sanction fut-elle une radiation, une condamnation, n’empêcherait nullement le mal de se produire dans une armée MODERNE. La solution est ailleurs. Or, il n’est pas possible de proposer une voie de sortie, si d’emblée possibilité ne nous a pas été donnée de procéder à un INVENTAIRE préalable des « ARCHIVES » qui déterminent aujourd’hui la confusion que nous décrions. Toute prescription « médicale » n’étant  d’ailleurs possible qu’après un examen préalable.

Emmanuel  MOMO

 

[1] Lien de la Source  : http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-sanction-jean-baptiste-bokam-radie-de-leffectif-de-larmee-et-de-la-gendarmerie-303135.html

[2] Union Nationale pour le Développement et le Progrès – Parti Politique

[3] Mouvement pour la Renaissance du Cameroun – Parti Politique

[4] Le Gradé de Mora a abattu un Sous-officier et  a tenté de se donner la mort, mais en vain. Il est néanmoins mort en détention.

[5] Caporal NUH  Emile et le Capitaine FOUDA, sont alignés deux fois : Suicidé et meurtrier

[6] Ils ont lapidé publiquement et de nuit le Sergent-chef  René  NDJOCK du 42è BIM – Mora qui rendait l’âme sur place. Leur identité est connue au niveau de la compagnie de Gendarmerie de Mora

[7] Il n’a pas tué, mais en avait la pleine volonté  lorsque cette nuit-là, il ouvrait le feu sur la poitrine de son frère d’arme.

[8] Le meurtrier de la Brigade de Gendarmerie de Tiko est en fuite, après avoir abattu son Commandant d’Unité.

[9] Bataillon d’Intervention  Rapide : corps d’élite

[10] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_taux_de_suicide

 

 

 

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