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Le niveau scolaire des enfants est en baisse. Les Écoles primaires publiques sont de moins en moins rassurantes. Les quinze dernières années consacrent la déchéance de la qualité de l’enseignement. A l’Extrême-Nord, le mal paraît plus sensible et visible que l’on aurait pensé. Comment s’en douter dès lors que des Écoles Publiques sont devenues le repère des enfants issus de familles démunies ? Comment ne pas l’admettre, puisque de toute évidence les enseignants de ces Écoles là, font fréquenter leurs enfants dans le privé ? C’est dire qu’il y a problème. Mais à qui la faute ? Dans le souci d’une lecture plus approfondie de la question, quelques parents d’élèves déçus ont accepté de coopérer à la vaste enquête discrète de six mois que nous lancions le Lundi 03 Octobre 2016 et laquelle est arrivée à son terme le Vendredi, 28 Avril 2017. Cette investigation qui couvrait les six départements que compte la Région de l’Extrême-Nord, avait 03 principaux objectifs : Choisir – Cibler – Placer.

  • Choisir 5 Écoles publiques par département. Les critères de choix étant aléatoires.
  • Cibler par École, un/une enseignant(e) par classe. Soit 6 enseignants par École, 30 par département et 180 pour la Région.
  • Placer le dispositif d’évaluation qui devrait rendre compte par mois des aptitudes pédagogiques et surtout basiques de l’enseignant(e) ciblé(e).

BILAN

  • 109 Enseignants, soit 60,55 % : Écrivent du charabia, ne savent même pas lire et brillent par une méthode qui consiste à étouffer les enfants particulièrement brillants. Pour illustrations non exhaustives : Lorsqu’un enfant éveillé du CE2 parle de « poêle » comme ustensile de cuisine servant à la friture des œufs, son enseignante ignorante lui dicte de retenir plutôt le mot « frappane[1] ». De là, il faudrait bien se demander où l’on va ? Que dire de cet autre enseignant du CM1 qui écrit au tableau  « le mimero d’urgence » au lieu de « numéro d’urgence »?  Le masque devient assez visible sans lunettes optiques. Alors et alors, sommes-nous si loin de cet autre cas, où l’enseignante s’excusant auprès de notre équipe déclare : « j’avais absente hier, parce que (…)»? c’est le seuil de l’irréparable qui est allègrement franchi.
  • 36 Enseignants, soit 20%: S’expriment avec éloquence, articulent si bien les mots qu’on est surpris de constater le degré humiliant des entorses grammaticales dont ils sont souffrants.
  • 35 Enseignants, soit 19,45% : Représentent la crème. La compétence. Le modèle. Mais, ceux-ci curieusement sont les moins lotis, exercent dans des zones enclavées et ne disposent même pas du minimum de moyens nécessaires pour produire le résultat.

OBSERVATION

Au moment où l’on parle de plus en plus de concours d’Intégration, nous pensons vivement qu’il serait louable et sage de penser avant tout au CONCOURS D’ACCÈS AU CORPS D’ENSEIGNANTS. Eh bien oui, la possession d’un parchemin fut-il le CAPIEMP  ne saurait être à ce stade, suffisante pour conférer le titre D’INSTITUTEUR APTE A ENSEIGNER. Ces « papiers » là ne sont en fait que des présomptions de niveau. Il faudrait bien que les choses changent en s’améliorant.

SUGGESTION

  • Considérant que sur la base de notre échantillon, 80% d’enseignants de nos Écoles Publiques sont incompétents ;
  • Rassurés de ce que leur inaptitude à enseigner est assez visible aux yeux de tout observateur sérieux ;
  • Convaincus que faute de nous prendre au sérieux, des actions assez fortes seront faites pour dénoncer à plus large spectre cette CRUCIFIXION OFFICIALISÉE DE L’INTELLIGENCE DE NOS ENFANTS par ces Instituteurs-tricheurs (dont les noms feront l’objet de publication officielle) ;

        Nous souhaitons vivement que soit mise en place dans chaque Inspection d’arrondissement, une journée mensuelle de remise à niveau de tous les enseignants. De quoi sera faite cette remise à niveau ? ESSENTIELLEMENT DE DICTÉE ou ORTHOGRAPHE ET DE LECTURE. Pourquoi pas de recyclage ? Le but du recyclage est de transformer ce qui déjà existait ou d’en ajouter quelque chose de plus. Et pour le cas de figure,  nos enquêtes ont prouvé que ces Instituteurs-tricheurs auraient difficilement achevé la classe du CM2. C’est aussi comprendre qu’à la base ils sont « vides ». Ils ne disposent d’aucun « outil » susceptible d’être transformé encore moins d’être associé à autre chose de mieux. Pour ainsi chuter, nous disons que cette démarche nous permettra d’éviter le pire qui plane à l’horizon. Eh bien oui, si l’on considère que ce tricheur a entamé sa carrière en 2016 à l’âge de 24 ans. Il prendrait sa retraite 36 ans après, c’est-à-dire en 2052. Et de là, de quoi seront faites les 36 prochaines années scolaires ? Que deviendront  ces  six (6) générations[2] d’enfants aux hémisphères cérébraux « menottés » par le mensonge et les contre-vérités lexicales et grammaticales ? De « véritables trous sans fond » dont la faiblesse et la nullité caractérisées risqueraient contraindre le gouvernement-de-cet-instant-là à faire de nouveau appel aux coopérants belges et/ou français. Et comme pour parodier un artiste-musicien, Il est temps aujourd’hui que nous mettions tout en œuvre afin qu’un jour  on ne dise pas  que : «  les choses qui arrivent aux autres, commencent déjà à nous arriver (…) Owé » !

[1] Pidgin dérivé du mot  anglais  « Frying  pan »

[2]  Partis de la Sil au CM2 sans échecs…

Xamely de Kenné

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