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LES  FAITS

  • Mlle FADIMATOU MAMOUDOU dit MAGDA, 15 ans (de son propre aveu devant Mme le Substitut du Procureur) fréquente la classe de 4è au Lycée Bilingue de Mora. Son âge apparent lui donnerait moins..
  • Elle est née des œuvres de MAMOUDOU et Mme FADIMATOU ABBA-MALLA tous domiciliés au quartier SANDALE – MORA ville.
  • Ces parents depuis plus de six mois, contraignent leur progéniture à céder à la demande de mariage de M. MOHAMADOU BOUKAR. Le refus de celle-ci lui vaut entre-autres humiliations familiales, quelquefois bastonnades, interdiction de fréquenter le 3è trimestre dans une classe où, elle compte parmi les plus brillants.
  • Entre le 15 et le 19 Mai, la pression monte. Le Parquet est saisi. Les parents sont convoqués et mis en garde. Ceux-ci saisissent le Sultan de Mora, qui se déclare incompétent tant est-il que le Parquet était déjà saisi de la même affaire.
  • Le 19 Mai, les parents « défient » la Justice et célèbrent le mariage. La jeune Magda est depuis cette date et peu après 09h15, dans les antres de son désormais foyer.

CONTRADICTION / MANIPULATION ?

  • Informé de la tournure de la situation, le Parquet a laissé entendre par la voix de Mme le Substitut qui suivait l’affaire que le Procureur dit avoir « reçu la fille et son père la veille (18 Mai) ». Celle-ci lui aurait dit qu’elle était consentante pour le mariage et par voie de conséquence désistait suite à sa plainte.
  • Ce qui justifie (rait) le refus du parquet de s’opposer à ce mariage.

ASTUCE

  • Une source proche de Magda laisse entendre que sa famille aurait brandi à la face du Procureur, un Acte de Naissance qui renseigne de ce que, celle-ci serait âgée pas de 15 ans, mais de 17. Démonstration qui aurait convaincu le premier policier du département à céder.

PROBLÈME

  • Cette affaire fait étalage d’une certaine légèreté avec laquelle elle a été gérée.
  • La fille qui dit avoir 15 ans, s’est de manière courageuse opposée à ce mariage à travers un « NON » devant le Substitut du Procureur et ses parents. C’était le 16 Mai dernier.
  • Si plus tard, la famille (aurait) dit brandissant un Acte de Naissance, qu’elle est de deux ans plus âgée, c’est déduire une chose des deux suivantes: Soit elle a double identité et sur ce point ses parents devraient répondre. Soit elle a réellement 17 ans  et logiquement n’est pas « éligible »  pour le mariage. Les textes sont clairs.
  • Justifier son non opposition due au fait que la mineure et son père seraient venus désister, fait penser que le Parquet d’Instance de Mora est en déphasage avec l’ère du temps. Justement parce que nonobstant ce qui s’apparente à un désistement et au consentement (arraché) de MAGDA, le mariage d’une mineure reste proscrit. Et le cas de figure ne présente pas l’exception dictée par la même loi.  Que se serait-il donc réellement passé le 18 Mai pour justifier cet  exceptionnel dérapage du Parquet ?

De ce qui précède, l’appareil judiciaire en sort affaibli et le bal des mariages forcés ennobli. Nous estimons qu’il est temps que ce dossier soit revisité, la loi appliquée à la lettre afin de dissuader ces autres parents « retardataires »  prêts à pérenniser une pratique qui nous ramène à plusieurs siècles en arrière … Même si la jeune Lycéenne FADIMATOU  MAMOUDOU dit MAGDA devrait logiquement retourner chez ses parents, peut-être infectée (aucun examen médical prénuptial n’ayant été exigé par sa famille), cela vaudrait la peine pour que PLUS JAMAIS CA !

  22 Mai 2017

Issa  Mohamadou

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