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Dans l’après-midi  du 30 Mai dernier, Mme  B.T. domiciliée au quartier SANDALE, reçoit à son domicile quelques soldats de la force multinationale. Ceux- ci inconnus d’elle, se mettent à l’effleurer les seins. Sa farouche opposition les oblige à se retirer. Se sentant néanmoins froissée par cette scène, elle informe le  Commandant de la Compagnie de Gendarmerie (COCOMGEND) de la place. Celui-ci lui donne des consignes au cas où, ces demi-fous reviendraient. Il est  environ  3h de la nuit, lorsque huit militaires vraisemblablement les mêmes, défoncent la porte  de dame B.T.  Ils  entrent dans la chambre, arrêtent son époux et le soumettent à une série de tortures. Elle en profite pour s’échapper et fait appel au COCOMGEND. Au bout de quelques instants, son domicile est encerclé par des gendarmes,  des éléments du  B.I.R et ceux de la force de Multinationale. Six des huit potentiels candidats à la partouze sont arrêtés. Deux autres prennent la fuite…

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M.  MANAVARA  DEDEM, victime

        C’est bien gênant de savoir que quelques jours plutôt, M. MANAVARA DEDEM, 58 ans et vendeur de cigarettes en face de la base multinationale de Kourgui (Mora), reçoit une gifle d’un militaire, simplement pour lui avoir refusé une cigarette ? Pourquoi ne pas dire notre indignation face à cette ribambelle de violences, lorsqu’on sait que des militaires du B.S.A (Bataillon Spécial Amphibie parti de Tiko), sous la bannière de la force multinationale brillent par des actes de tortures régulières de populations civiles, viols des filles et femmes, fréquentes partouzes dans des salles de classe d’une École qui jouxte leur base de Kourgui ? Doit-on décidément se taire, puisque les victimes elles aussi son culturellement héritières du devoir du silence et de la non dénonciation de l’injustice subie ?

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De  g à d:  Ali  Haroun ( 15 ans) et  Abba  Joseph (14 ans)

bastonnés le  31 Mai dernier par trois militaires du  B.S.A à Kourgui

Baby  JULAGO

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