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OBJECTIFS : Enquêter sur les violations et atteintes aux droits de l’Homme dans le cadre de la croisade contre BOKO-HARAM.

ZONES CIBLES : Départements du LOGONE ET CHARI (Chef lieu : Kousseri), MAYO-TSANAGA (Chef lieu :Mokolo) et MAYO-SAVA (Chef lieu :Mora)

MOTIVATIONS DU CHOIX DES CIBLES : (1) Les trois départements suscités forment la ceinture frontalière avec l’État Fédéral de BORNO (Nigeria), perçu comme étant l’une des  citadelles les plus résistantes de la Secte BOKO-HARAM. (2) Ce sont ces départements qui ont essuyé (et continuent d’ailleurs) les plus grosses pertes et destruction des symboles de l’État. (3) Après l’attaque de WAZA et l’enlèvement de 10 Chinois, trois Brigades territoriales de gendarmerie ont subi sans la moindre résistance d’autres coups : Kousseri perd un homme et plusieurs armes et munitions. Durant ce mois de Juillet et en l’espace de 3 jours, ZINA (Logone et Chari) perd des armes, munitions avec un gendarme gravement blessé et BONDERI (Mayo-Sava) depuis la nuit du 10 au 11juillet, perd un pick-up et plusieurs armes et munitions.

DURÉE DE L’ENQUÊTE : Deux semaines (du 27juin  au  11 Juillet 2014).

OBSERVATION : La grande mobilité de BOKO-HARAM sur notre territoire et ce en dépit des « gros moyens » et « grandes déclarations » du gouvernement Camerounais, forcent à comprendre à la lecture de ce qui suit, deux choses ou l’une : Soit  notre armée souffre d’une inadaptation aux réalités du contre-terrorisme, soit elle est  gravement atteinte des métastases du cancer de la corruption qui la gangrène. Toutes choses qui facilitent la tâche à ces terroristes au point où, nous risquons arriver à la conclusion selon laquelle l’armée Camerounaise n’est qu’un tigre sur papier…….

DÉPARTEMENT DU MAYO-SAVA

Canton de LIMANI

ATTEINTE A LA VIE
VICTIMES CIRCONSTANCES RESPONSABILITÉ
TCHARI  BOUKAR, adulte Soupçonné d’intelligence avec les forces régulières, il est abattu chez lui autour de 19h15 en mi-mai 2014 Boko-Haram
OUMATE  BOUKAR, 28 ans Soupçonné d’intelligence avec Boko-Haram, il est enlevé et exécuté en brousse vers la fin du mois de Juin dernier Armée Camerounaise
ABBA BOUI dit  Aladji, 30 ans Soupçonné d’intelligence avec Boko-Haram, et figurant sur la liste détenue par le BIR. Il est enlevé et exécuté.
ANGUEGNI, 48ans Refus de l’enrôlement de son fils au sein de la secte de BH, il y huit(8) Semaines. Il est enlevé et tué. Boko-Haram
MENACES  D’ATTEINTE A L’INTEGRITE PHYSIQUE
ZADIE ALLIANCE, 15ans Sont deux sœurs sollicitées par les BH. Après avoir informé leur papa par écrit, de ce qu’ils voudraient « faire l’amour» avec ses filles, ce dernier a vite fait de les éloigner. Boko-Haram
MBILME SUZANNE,

18 ans

ATTEINTE AUX DROITS A LA LIBERTÉ

ET A LA SÉCURITÉ DES PERSONNES

ANGUEGNI et ABAGANA fils Enlevés depuis 6 semaines. Aucune nouvelle de leur sort Boko-Haram

DESTRUCTION OU CONFISCATION DES BIENS

WADIBE MOISE, 45 ans-Défenseur des droits humains Pistolet sur la tête, il reçoit l’ordre de remettre aux assaillants, les clefs de sa moto. Il y a trois semaines, aux environs de 19h. Boko-Haram
ABBA DJAHI, presque quinquagénaire Voiture arrachée il y a 3 mois, deux motos confisquées il y a trois semaines,
ABAGANA, la quarantaine Son fils est enlevé, sa maison brûlée, sa moto confisquée
ECOLE PUBLIQUE de Narikou Incendiée en Juin dernier. Les assaillants annoncent de prochains incendies de : Centre de Santé, Eglise(UEEC), SAR/SM et le Lycée
Populations non-musulmanes de Narikou Sont obligées à se convertir à l’Islam sous peine de représailles. Et pour matérialiser la menace, leurs biens sont confisqués et maisons incendiés en Mai dernier

ACCÈS A L’ÉDUCATION

Toute la hiérarchie de notre système scolaire a connu de sérieuses perturbations que l’on assimilerait à une année blanche.

ACCÈS AUX SOINS

MALLOUM BOUBA et deux autres victimes Fusillés par les BH, ont tout de même bénéficié de l’assistance des structures médicales, menacées d’incendie. Boko-Haram

ATTITUDE  DES AUTORITÉS

Une mesure qui s’apparente au couvre-feu a été prise de 18h à 6h. On retient dans l’ensemble que celle-ci d’abord respectée, subit un assouplissement dangereux dû au fait que, les hommes en tenue quelquefois laissent passer des gens contre rançon, si ce n’est leurs complices contrebandiers qui profitent de ces heures-là pour faire passer illégalement des marchandises : Motos et autres appareils électroménagers. Dans ce chapitre des défaillances, nous voulons ajouter la collaboration du Chef de Canton de LIMANI avec BH, qui a pour effet de fragiliser les mesures exceptionnelles de sécurité.

Canton de  Amchidé / Malmouri

         Il est difficile d’identifier les 300 personnes estimées mortes. Pour le moins, il nous revient l’information selon laquelle Boko haram dicte sa loi dans cette localité, sans que l’autorité de l’État n’ait parole. Qui sont donc ces victimes ? Essentiellement des hommes (adultes et adolescents) sur qui pèsent les soupçons de collaboration avec les forces de sécurité Camerounaises. sur quelle base a-t-on évalué  le nombre de morts ? Suite au témoignage des veuves, orphelins et parents qui reconnaissent que leur déconvenue bercée par une ignorance gravissime, remonte à la veille du ramadan 2013, soit près d’un an. Quelques noms des victimes ? Les personnes rencontrées refusent sur la base de leur foi (aveugle ?) de communiquer le moindre nom. M. Abba Ibrahim notre interlocuteur de rappeler que « tout est à Dieu, aucune action humaine ne peut nous ramener une seule de ces âmes disparues », avant de nous conseiller d’aller sur le site supposé témoin de ces tueries. Expérience impossible, puisque la zone est hautement en insécurité. D’ailleurs, notre équipe a failli être prise au piège de Boko Haram, puisqu’elle libère la localité de GANSE, juste 3 à 4 minutes avant l’attaque des terroristes.

ATTEINTE A LA VIE

VICTIMES CIRCONSTANCES RESPONSABILITÉ
Plus de 300 personnes  Attaques soudaines de BH pour imposer la terreur, riposte disproportionnée et  non circonspecte du BIR qui a pour effet de causer plus des dégâts collatéraux. Plus de civiles victimes (bouclier humain) et aucun BH atteint. Boko-Haram et Armée Camerounaise
AFRICA, 48 ans environ Soupçonné d’intelligence avec Boko-Haram, il est enlevé et exécuté en brousse vers la fin du mois de Mai dernier Armée Camerounais
NZOUANE Claire René, 38 ans, Infirmier Diplômé d’État en service à Amchidé. Est abattu autour de 20h, le 1er Juin dernier en pleine ville de Mora. Interpellé par l’armée, il gare sa moto et s’introduit dans un salon de coiffure. Le militaire en furie se pointe, arme sa kalachnikov, demande aux occupants de libérer le salon. C’est à ce moment qu’il arrête M. NZOUANE, le soustrait du salon de coiffure et l’abat froidement. On y parle de règlement de compte sentimental. Les deux hommes « partageaient » (??) la même maîtresse.

ATTEINTE A L’INTEGRITE PHYSIQUE    – RAS

ATTEINTE AUX DROITS A LA LIBERTE   -RAS

                                           ET A LA SÉCURITÉ DES PERSONNES

ANGUEGNI et ABAGANA fils Enlevés depuis 6 semaines. Aucune nouvelle de leur sort. Boko-Haram

DESTRUCTION OU CONFISCATION DES BIENS

MOUSSA,

adulte

Confiscation de la moto, depuis Avril Boko-Haram
BANA

Adulte)

Confiscation de la moto en échange de tortures depuis Mai
GUADJELE  EZEKIEL (Adulte) Confiscation de la moto en échange de tortures depuis Avril

ACCÈS  A  L’ÉDUCATION

Toute la hiérarchie de notre système scolaire a connu de sérieuses perturbations que l’on assimilerait à une année blanche.

ACCÈS AUX SOINS  – RAS

ATTITUDE  DES AUTORITÉS

Ont donné le meilleur d’elles-mêmes

Canton de  GANSE (lire Ganssé)

         Parlant des 6 jeunes exécutés par le BIR, il y a lieu de souligner que les restes de deux d’entre-eux ont été dévorés par les bêtes. C’est une information reçue, mais pas vérifiée du moins s’agissant des cadavres dévorés. Boukar Alidou, octogénaire de rappeler que « je suis surpris de savoir que tous nos malheurs se passent sous le regard de notre voisin, chef des militaires qui sait tout et ne fait rien pour nous mettre à l’abri des ennuis ». Parlant de Chef des militaires, le vieillard pense au Ministre Amadou Ali, ex-ministre de la défense et originaire de kolofata, village situé à 05 minutes de Gansé. Aussi s’inquiète t-il du fait que, la plus part des terroristes ont trouvé refuge à Kolofata, déambulent de nuit avec leurs armes, avec l’apparente protection d’Amadou Ali qui les a toujours fait libérer après chacune de leur arrestation.

S’agissant des photos , le moins qui mérite d’être retenu est que, la victime se nomme MALLA. Jeune homme né vers 1989 et victime collatérale à Amchidé, des balles parties du côté du Nigeria, vers le Cameroun. De qui seraient-elles, ces balles ? Vraisemblablement des forces régulières nigérianes, qui ripostaient aux attaques de Boko Haram, en repli tactique sur le territoire Camerounais.

ATTEINTE A LA VIE

VICTIMES CIRCONSTANCES RESPONSABILITÉ
6 jeunes,

âgés entre 20-25 ans

Décident de s’engager au sein de la secte BH. Revenus après 2 mois de formation convaincre les leurs restés au village, ils sont dénoncés, arrêtés et exécutés.  Armée Camerounaise
Le BLAMA

(chef de 3è degré) de Magdeme

Est froidement abattu dans la nuit du 30 juin dernier, juste après les vêpres. Il est accusé d’intelligence avec le BIR Boko-Haram

ATTEINTE A L’INTÉGRITÉ PHYSIQUE  – RAS-

ATTEINTE AUX DROITS A LA LIBERTÉ

ET A LA SÉCURITÉ DES PERSONNES

ABBA MALLOUM, 49ans Se rendant au marché de Banki au mois de Mai dernier, est arrêté et conduit vers une direction inconnue Boko-Haram

DESTRUCTION OU CONFISCATION DES BIENS – RAS-

ACCÈS  A  L’ÉDUCATION

L’École n’a pas été perturbée

ACCÈS AUX SOINS – RAS

ATTITUDE  DES AUTORITÉS

Ont donné le meilleur d’eux-mêmes, notamment le Chef de Canton qui s’est illustré par un patriotisme qui lui vaut de menaces.

Canton de  Yegoua

ATTEINTE A LA VIE  RAS

VICTIMES CIRCONSTANCES RESPONSABILITÉ

MENACES  D’ATTEINTE A L’INTÉGRITÉ PHYSIQUE

Zenapa (17ans) et Fanne (14ans) Deux sœurs qui échappent aux filets de BH Boko-Haram

ATTEINTE AUX DROITS A LA LIBERTÉ

ET A LA SÉCURITÉ DES PERSONNES

ABBA  Joseph  Victimes des tortures et traitements inhumains et sans raisons valables. Armée Camerounaise

Dont le plus grand tortionnaire répond au Tél. 7082.8961

ALHADJI AHOUWA
Zakaria MARDJO

DESTRUCTION OU CONFISCATION DES BIENS

ABBA GAMBO,

adulte

Moto confisquée et 7000F arrachés depuis la fin du mois de Mai dernier par 6 BH Boko-Haram

ACCÈS A L’ÉDUCATION

Les menaces d’être enlevés ou d’être violées, n’ont pas permis aux enfants de fréquenter régulièrement l’École.

ACCÈS AUX SOINS   – RAS-

ATTITUDE  DES AUTORITÉS

Des efforts sont salués par la population,  qui se dit néanmoins déçues des dérapages des militaires reconnus comme étant des tortionnaires d’une autre époque.

Village BLABIME / Aïssa Hardé

De nombreux cadavres des inconnus sont découverts à chaque aurore. D’aucuns estiment que ce sont des BH  abattus par l’armée. Mais ce qui surprend est l’apparent désintéressement des autorités civiles et militaires informées, mais qui n’ont jamais réagi ne serait-ce que pour sensibiliser les populations dans le sens de gérer ces restes humains.

Canton de  Tolkomari

ATTEINTE A LA VIE

VICTIMES CIRCONSTANCES RESPONSABILITÉ
15 personnes inconnues et non identifiées Sont abattues par le BIR. D’aucuns parlent de règlements de compte Armée Camerounaise

MENACES  d’ATTEINTE A L’INTEGRITE PHYSIQUE

LAWANE, trentaine,

Prédicateur

Ses  Prêches pacifistes ne plaisent pas à Boko-Haram qui menace de l’abattre Boko-Haram

ATTEINTE AUX DROITS A LA LIBERTÉ

ET A LA SÉCURITÉ DES PERSONNES

Plus d’une quinzaine d’inconnus Sont arrêtés entre Mai et Juin derniers  par le BIR  et conduits vers une destination inconnue Armée Camerounaise
Une cinquantaine de gens (entre 23 et 50 ans) à KOUYAPE, victimes d’arnaque. ARNAQUE : Les militaires menacent d’arrêter et de faire exécuter ces hommes, sur la base d’une fausse liste des présumés complices de BH…Chacun d’eux  doit débloquer de l’argent (entre 100 milles et plus) afin d’échapper au pire. Le caractère suspect d’une telle démarche, repose sur le fait que l’initiative n’est pas officielle et se fait de manière intermittente par des militaires qui ne cachent pas leurs appétit pour l’argent mal acquis.

DESTRUCTION OU CONFISCATION DES BIENS  -RAS

ACCÈS A L’ÉDUCATION   – RAS-

ACCÈS AUX SOINS  -RAS

ATTITUDE  DES AUTORITÉS 

Silence et inertie apparents

DÉPARTEMENT DU MAYO-TSANAGA

Canton de  Nguetchewé

ATTEINTE A LA VIE

VICTIMES CIRCONSTANCES RESPONSABILITÉ
OUMATE  Kola,

vingtaine

Accusé de consommation de drogue et sans drogue (preuves), il  est arrêté le 20 juin dernier et conduit dans la forêt de MOZOGO, où il a été abattu par le BIR Armée Camerounaise
BOUKAR  MADJO, Trentaine Soupçonné d’intelligence avec Boko-Haram, il est enlevé et exécuté en brousse le 20 juin vers 17h, par le BIR
HAMIDOU

Trentaine

Soupçonné d’intelligence avec Boko-Haram, Il est enlevé et exécuté le 18 juin à Moskota
3 personnes perçues par les villageois Se rendaient à l’hôpital de Mozogo pour se faire soigner. Sur la base des soupçons, elles sont arrêtées par le BIR et exécutées le 20 Juin dernier

ATTEINTE A L’INTÉGRITÉ PHYSIQUE

Liman Mallou Gigla, Djavi Souka Zibi, Devagui Gadime,Marie Digi Jean, Suite à la violation du couvre-feu, sont arrêtés par le BIR, dénudés sur la place publique, bastonnés et soumis à plusieurs formes de tortures et de traitements dégradants. Armée Camerounaise

ATTEINTE AUX DROITS A LA LIBERTÉ

ET A LA SÉCURITÉ DES PERSONNES

Mahamat Tchou-Isma-ABBA Massama-SGA-Takoul  Gigla- FEDE- Alhadji Ali Enlevés depuis 3 mois par le BIR. Jusqu’à cette date, les familles n’ont aucune idée de leur sort. Pour certains, ils seraient exécutés, pour d’autres embastillés quelque part. Armée Camerounaise
Yaya et Brahim Gazawa Enlevés par les BIR depuis le 23juin et sans nouvelles jusqu’à ce jour Armée Camerounaise

DESTRUCTION OU CONFISCATION DES BIENS

Les populations en général Victimes des tracasseries policières, de gendarmes et des militaires qui se substituent aux douaniers et confisquent argent, motos et autres biens de valeur Armée Camerounaise

ACCÈS A L’ÉDUCATION  -RAS

ACCÈS AUX SOINS

Liman Mallou Gigla, Djavi Souka Zibi, Devagui Gadime,Marie Digi Jean, Ont été conduits à l’hôpital, où ils ont écopé des incapacités temporaires. Armée Camerounaise

ATTITUDE  DES AUTORITÉS

Informées mais Complaisantes. Elles n’ont rien fait pour protéger les droits des leurs si gravement menacés par les militaires.

Canton  de Tourou – Village  Gossi

ATTEINTE A LA VIE

VICTIMES CIRCONSTANCES RESPONSABILITE
ATTEINTE A L’INTEGRITE PHYSIQUE
7 hommes (10ans) et 2 enfants (2ans) Blessés suite à l’attaque de BH

le 6 juin 2014

Boko-Haram
chrétiens victimes de violences et de discrimination par  des musulmans Le 28/6/14 deux dames chrétiennes et trois fillettes sont violées dans le camp des réfugiés. Les présumés auteurs jamais inquiétés. L’OPADERCAM, Organisation des Droits de l’Homme  enquête.

Contact Pasteur Daouda, réfugié et témoin : Tél.7992.7825 (anglophone)

(1)ONG TUBLI-CONCERN, de droit Camerounais à Maroua Tél. 9985.5346/ 7704.6707)

(2)HCR-Mokolo-Tél.7563.4296

ATTEINTE AUX DROITS A LA LIBERTE

ET A LA SECURITE DES PERSONNES

150

familles sans abri

Après l’attaque du 06/6/2014 qui s’était soldée par la destruction de nombreuses maisons. Quelques unes de ces familles sont casées au sein des familles d’accueil, après un court séjour dans les camps des réfugiés. Boko-Haram
Chrétiens dans le camp des réfugiés L’ONG TUBLI-CONCERN a procédé à l’élection manipulée des responsables de ce camp, laquelle donne aux réfugiés musulmans une marge importante de manœuvre. (1)ONG TUBLI-CONCERN, de droit Camerounais à Maroua Tél. 9985.5346/ 7704.6707)

(2)HCR-Mokolo-Tél.7563.4296

DESTRUCTION OU CONFISCATION DES BIENS -RAS
ACCES A L’EDUCATION  -RAS
ACCES AUX SOINS – RAS
ATTITUDE  DES AUTORITES
L’Armée sécurise la zone et les blessés pris en charge par l’Etat du Cameroun. Cependant, des problèmes internes qui sévissent dans les camps des réfugiés n’ont pas fait jusqu’à lors, l’objet de la préoccupation des autorités pourtant informées.

HISTOIRE  ET BILAN PROVISOIRE SUITE AUX ATTAQUES

DE « BOKO HARAM » À GOSSI.

ENQUÊTES FAITES PAR LES AGENTS RELAIS DE

L’OBSERVATOIRE DROITS DE L’HOMME  DU MAYO-TSANAGA.

 

         Autrefois, on connaissait les pratiques  terroristes telles que : les attentats, explosions, prises des otages, etc. …et en Moyen- Orient  (Palestine, Iraq, Iran et Israël). Au début du 21 siècle l’Afrique Noire  est contaminée : Soudan, Mali, Tchad, RCA, Liberia… Parmi lesquels les plus préoccupant aujourd’hui et Nigeria en particulier à l’Etat de  Borno-State.

 

Ces terroristes se sont présentés sous deux formes : en 2004 on les connaissait sur l’appellation de (TALIBAN) avant d’être  rebaptisé «  BOKO HARAM », traduction : « Boko » ou école et « Haram » comme interdiction. En d’autres termes, Boko Haram  signifie « l’école est interdite ». De ce pas, nous parlerons des actes de « BOKO HARAM » dans les villages GOSSI du Cameroun  et du Nigeria. En effet, tout a commencé avec la délégation Islamique reçue par le Chef  de 3e degré  Nigérian Sa Majesté MAHADEK DOULA le 15 Mai 2004. Cette  délégation islamique composée des « Gossien » (autochtones de Gossi) résidents à GWOZA (territoire  nigérian) conduits par un leader dont le nom ne nous a pas été révélé. Cette délégation est arrivée avec le  prétexte de rependre l’Islam sur les territoires Gossi Nigeria et Cameroun. Ils étaient porteurs  des denrées alimentaires (riz, sucre, sel et savons), des vêtements des victimes dont une partie proviendrait des persécutés d’autres Pays. En plus de tous ces biens, il y a lieu de préciser que ces personnes avaient remis à Sa Majesté MAHADEK DOULA  une somme d’argent très importante qu’ils considéraient comme étant leur droit d’inféodation. En d’autres termes, le territoire du Chef tombait directement sous le contrôle de ces donateurs.

Quatre mois plus tard, on a compris qu’ils sont venus exploiter  leurs propriétés achetées. Au soir du 20 Septembre 2004, trois villes de l’Etat Borno State ont été attaquées ; Maiduguri, Bama et Gwoza.les édifices Fédéraux et stations des polices ont été saccagés et incendiés, plusieurs  Policiers et militaires  ont perdus la vie et de nombreuses personnes gravement  blessées. Dans la foulée,  ils emportaient  véhicules et armes sophistiquées.

  • Le 21 Septembre 2004, ils migrèrent vers les montagnes de Gossi et eurent sur leur chemin des accrochages avec des Camerounais qui vaquaient à leurs occupations. Bilan un mort et un blessé grave du coté Cameroun. Dès lors, BOKO HARAM  a multiplié des attaques au Nigeria jusqu’à l’heure actuelle.
  • Au soir du 18 Novembre 2013, autour de 17heures, les terroristes sous le couvert de BOKO HARAM se sont  présentés au marché de la localité de LAMBRAM situé à 300 mètres de l’Ecole Publique de Gossi Cameroun.   A l’actif du bilan, nous citerons entre autres : Des maisons brûlées, des biens arrachés et une confusion généralisée suite  à l’avalanche de tirs de canon.

L’on doit constater que  cette terreur a duré deux jours, sans que le Comité de Vigilance ait la possibilité de réagir. C’est dans cet ordre de choses que nous pouvons évaluer  le bilan ainsi qu’il suit :

Sur le plan humain

  • 04 morts, 03 blessés dont un
  • De nombreuses familles sans abri et obligées à partager le même espace que des reptiles, les scorpions, les moustiques et autres animaux de mauvaise compagnie.

Sur le plan matériel

  • 04 Églises (COCIN) complètement consumées,
  • des boutiques vidées,
  • des magasins des céréales incendiés et 150 familles dépourvues de leurs habitations. Mais pour l’instant pas d’effets côté

Malgré les drapeaux Camerounais hissés tout au long de la frontière, des pierres et les murs peints aux couleurs Camerounaises, BOKO HARAM  s’est infiltré sur notre territoire  dans l’après-midi du 12 avril 2014.  Cette entrée de mauvais augure eut pour effet celui de disperser les populations en plein  marché avant de progresser le lendemain le long de la frontière. A leur passage,

  • trois boutiques au quartier Chefferie LAREFA sont vidées;
  • deux blessés par balles dont Un Camerounais et Un Nigérian et plusieurs autres suite aux bousculades. L’absence d’intervention a compliqué la gestion humaine de cette crise, au moment où ces assaillants faisaient de Gossi leur propriété.
  • Le soir du 06 Juin 2014, marque le début de la troisième attaque. Lorsque les villageois rentrent des champs en masse, le premier coup du feu est entendu prés de la chefferie puis dans les autres coins du village. Le modus opératoire est le même. Ces bandits d’une autre race se plaisent toujours à tout détruire à leur passage, non sans arracher les biens de leurs victimes. Le cas de figure nous rappelle qu’après leur raid, ils ont installé leur camp prés de l’Ecole Publique de Gossi Cameroun en faisant un mort.
  • Le 07 Juin 2014, l’armée informée se présente. Des troupes issues de la Gendarmerie et du BIR se mobilisent. La collaboration des populations permet à nos forces de défense, de neutraliser l’ennemi en très peu de temps. Juste le temps de se positionner compte tenu de la tombée de la nuit, nos troupes à travers leur léger repli, ont donné la possibilité à ces hors la loi de revenir à la charge. C’est ainsi qu’ils mettront le feu sur des maisons, Écoles et Églises.

 

Dégât humain :

  • 02 morts côté camerounais. Soit 01 civil lors d’attaque le premier jour au nom de Mr ZAROUA VIZIGA âgé environs 42 ans laissant 01 veuve et 06 orphelins et 01 élément du (B.I.R) Caporal ADJIROU.

                   Dégâts matériels :

  • Ecole Publique de Gossi située à 100 mètres de la frontière : 01 bâtiment en dur contenant des tables –bancs, des fournitures scolaires et des  documents ont été  complètement calcinés.
  • Locaux des enseignants et 01Eglise Plein Evangile incendiée ;
  • Toutes les maisons aux alentours de l’Ecole publique brûlées, puis des nombreux biens matériels emportés. Les familles les plus proches ont déménagé définitivement.

       Heureusement les mesures efficaces sont prises par le Gouvernement, les zones perpétrée par les attaques sont sécurisées par l’armée jusqu’à nouvel avis. Un nouveau renfort est annoncé dans les prochains jours tout au long de frontière Nigeria- Cameroun, soit de MABASS à Gossi. Les populations riveraines  doivent  quant à elles regagner leurs maisons. Aussi il est interdit toute circulation  à pied ou à moto à partir de 18 heures, quelque soit la nature.

En ce qui concerne la ville de Mokolo, neuf individus fideles-musulmans venus de Maroua ce mois du juin 2014 disent être venus pour prêcher de Mosquée en Mosquée  le « HOUROUDJ ». Au niveau de  la grande Mosquée de Sa Majesté  le Chef du Canton Matakam –Sud, ils ont été interpelés par certaines personnes, puis le «  Lamido » qui ne partage pas leur approche de sensibilisation et fait appel à la Compagnie Gendarmerie de Mokolo pour enquête. Soit dit en passant qu’ils ont été libérés le lendemain après des interventions de certains responsables Musulmans de la grande Mosquée de Canton de Mokolo.

Fait   le 12 Juillet 2014,

Par 

Groupe de Collaborateurs

Observatoire  Droits de l’Homme

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