images déplacés Kourgui 2

gauche à droite: Dondi Haman,  Daniel Taguiéké,  Salé Mohamet – (La quatrième personne M. Makoué Felawa  est absente au moment de la prise de cette photo)

         Ces déplacés sont domiciliés au lieu-dit KOURGUI par Mora. Ils sont interpellés  hier  08 Mars en milieu d’après-midi. Les éléments du Commissariat de Sécurité Publique de Mora (CSPM) qui dirigent cette lugubre opération les ont conduits directement dans les cellules du CSPM où ils ont d’ailleurs passé la nuit.

Informés de la situation,  YERIMA BOUKAR, notre 1er Secrétaire  Départemental accompagné de  Pierre KAMBA TCHAMTCHAM  Agent de Relais,  ont sollicité et obtenu ce jour peu avant 11h, un entretien avec le Commissaire  Commandant du CSPM. Au cours de leur bref échange, il était question pour nos collaborateurs d’être fixés sur les motifs de cette arrestation peu ordinaire. «  Je ne sais pas ce qui leur est reproché (….) J’ai exécuté les instructions de mon chef (ndlr : Délégué Régional de la Sûreté  Nationale pour l’Extrême Nord –DRSN/EN-) Ils seront entendus et libérés (….) », déclare le Commissaire du CSPM. Cependant des sources proches de la chefferie de KOURGUI, laissent entendre que l’intervention des policiers du CSPM était consécutive à un coup de fil de Sa Majesté OUMATE (ndlr : Chef du Canton de KOURGUI)  au DRSN/EN. Communication téléphonique au cours de laquelle, le monarque de KOURGUI aurait fait comprendre à son interlocuteur que les quatre cités plus haut, étaient au centre de troubles à l’ordre public. Quels troubles ? Ils ont néanmoins  été libérés ce jour avant 15h.

ABUS ET/OU DÉRIVE ?

Ce qui paraît perplexe dans l’analyse de ce feuilleton est la méthode cavalière qui sous-tend cette opération. Comment admettre que le DRSN habitant Maroua, donne des ordres de cette nature sans avoir pris la peine de procéder à la vérification de l’information, à travers la chaîne de commandement ? Le CSPM avait-il besoin lui aussi d’agir à sa  façon, alors que sur place le Chef du Poste de Police de KOURGUI, dont le bureau jouxte la Chefferie,  aurait mieux encadré toute la logique du kongossa (commérage) du Chef ?  En plus, que devient une république, lorsqu’on brûle toutes les procédures, pour mettre en exergue les connexions familiales ? Le DRSN/EN est certes un digne fils de Mora. Mais a-t-il besoin de le traduire de cette façon ?

                                                 ANTÉCÉDENTS

L’incident du 08 Mars est selon toute évidence, en relation avec nos multiples dénonciations relatives à la gestion peu orthodoxe  des dons destinés aux déplacés. Les gesticulations du Chef ont manqué  de timing. Le moment n’était pas approprié. Puisque dans la réalité, il n’y a jamais eu le 08 Mars à KOURGUI, de manifestations susceptibles de mettre en péril l’ordre public. Encore que le plaignant est incapable  de prouver ce qu’il aurait dit. En outre, en saisissant directement le DRSN/EN qui n’est autre que son « oncle » au sens africain du terme, il affiche du coup un élan de revanche face à ce qu’il subit. Il faudrait peut-être prouver à ceux qui le vilipendent qu’il a une grande marge de nuisance, soit !

  • Le 28 Novembre 2016: Nous dénoncions les dérives totalitaires de ce jeune Chef. En effet, il a au sein de sa Chefferie des cellules où il place en garde-à-vue ses sujets. C’est ainsi que Mme ZENAPA y séjourne tout la journée du 27 novembre et doit sa libération autour de 18h, au versement de la Caution (non remboursable)  de 10.000F par son époux :

https://psydh.wordpress.com/2016/11/28/cameroun-mora-sa-majeste-oumate-chef-de-2e-degre-de-kourgui-presume-coupable-dabus-de-fonction-darrestation-et-de-sequestration/#more-809

Et la liste est longue !!!!

BABY   JULAGO

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