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Lorsqu’en 1977, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) décide que le principal objectif des gouvernements sera la « Santé pour tous à l’an 2000 », elle définit néanmoins les bases-de-cette-ambition qui se résument entre autres en :

  • La responsabilité des gouvernements à l’égard de la santé de leurs administrés ;
  • Le droit et l’obligation, pour chacun, de participer au développement de sa santé,
  • Le devoir pour les gouvernements et les professions de santé de diffuser des informations pour que chacun puisse assumer davantage la responsabilité de sa propre santé ;
  • L’interdépendance des individus, des communautés et des pays ;
  • Une répartition plus équitable des ressources sanitaires dans et entre les pays ;
  • La logistique sanitaire (conduite de recherches biomédicales, modalités d’organisation des services de santé ; formation technique des professionnels de santé).

        Quarante ans plus tard, le cas du Cameroun force à comprendre que si certains signes sont encourageants, d’autres et en grande partie, restent néanmoins décevants :

« Public health for Selfish Wealth »

  • Le Grand Nord du Cameroun est en train de se transformer en véritables repères de jeunes fous dont la tranche d’âge oscille entre 18-22 ans. Au sein de ce groupe, il est à noter que les ¾ aient atteint au moins la classe de 3è et sont dotés d’un quotient intellectuel qui force l’admiration. Et la question naturelle est de savoir les raisons de cette déchéance. Eh bien, nos enquêtes et observations permettent de constater tout simplement que, ces jeunes payent le prix de la consommation-de-drogues vendues à ciel ouvert dans cette partie du pays. Or, comment ces produits d’origine douteuse parviennent-ils à se retrouver sur notre territoire, en dépit de l’interdiction du législateur ? La complicité de la douane mérite d’être indexée et forcement la collaboration de nos forces de sécurité à fustiger. Justement parce que, celles-ci laissent faire à défaut simplement d’en stimuler pour en tirer avantage. D’ailleurs, la denonciation que nous en fîmes contre les gardiens de prison de Mora, est restée sans suites…
  • Des indicateurs de l’Institut de Science et d’Ingénierie Supramoléculaires (ISIS) prédisent que le Cancer deviendra le le-fleau-des-prochaines-annees au Cameroun. Cela fait suite à la consommation exponentielle ces dernières années, à tout âge confondu, des appareils Android et Wi-Fi. Et si de là, cette malédiction est évidente aussi longtemps que ces vecteurs-cancérigènes seront consommés, comment admettre le mutisme du gouvernement sensé informer par le biais de ses multiples experts ?
  • Le 29 Octobre dernier, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’AVC (Accident Vasculaire Cérébral), nous avons observé le silence des autorités qui frisait d’ailleurs dédain pour une maladie désormais considérée au Cameroun comme étant la deuxieme-cause-de-mortalite après le Paludisme. Pourtant le chiffre effrayant des victimes, aurait dû provoquer au sein d’un gouvernement soucieux du bien-être des masses, l’organisation des campagnes de sensibilisation relatives à la prévention de cette maladie…Selon l’OMS,
  • Un cas d’AVC survient chaque 5h d’horloge ;
  • Le taux de mortalité est de 25% par mois, soit 60% chaque 5 ans ;
  • 15 millions de personnes sont frappées par an dans le monde, au moment où, 05 millions en meurent.
  • La drepanocytose fait aussi ses milliers de victimes au Cameroun, sous le regard amusé de notre Ministère de la Santé. Les Statistiques relevées en 2015 sont révélatrices des réalités profondes d’un pays où les cendres de la misère arrosent chaque aurore au moment où les vapeurs de l’ignorance bercent chaque crépuscule.
  • 1.000 enfants sont nés drépanocytaires en 2014 ;
  • 50-75% de ces nouveaux nés, décèdent avant l’âge de 05 ans ;
  • 30-40% de la population Camerounaise, transmet la maladie ;
  • Aucun traitement n’existe. Excepté les symptômes qui font par moments l’objet de rares suivis.
  • Les  moustiquaires-impregnees suffisent-elles comme réponse à la lutte contre le paludisme ? Sont-elles même indiquées dans le cadre de cette croisade ? Que cache cette opération, alors que les exemples que nous citons plus haut, auraient mérité de la même considération ? Nous nous souvenons du budget mis en place pour la lutte contre le SIDA. Nous sommes conscients de toute la tricherie qui l’a sous-tendue. Parallèlement, il est connu de tous que les campagnes de vaccination reposent elles aussi sur une importante « hémorragie » financière, où tous les acteurs du corps ou du renfort s’en tirent les poches pleines. Et après ?
  • Lorsqu’on observe les effets secondaires de ces moustiquaires qui conduisent même à la mort, nous nous demandons si le gouvernement qui cautionne ces opérations, mesure-t-il les conséquences ?
  • En a-t-on réellement besoin, là où la promotion de l’hygiène (destruction des nappes d’eau et autres foyers qui hébergent l’anophèle) apporterait de meilleurs résultats ?
  • Quand on sait que le Camerounais moyen va au lit après 21h, toute autre question reste de savoir si ces moustiques qui survolent généralement autour de 18h, n’auront pas eu le temps d’infecter leurs cibles avant que celles-ci ne se soient servies de la moustiquaire à l’heure du coucher ?

Emmanuel  MOMO

 

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